Selon Viatcheslav Davydenko, le document prévoit des activités conjointes en matière de sondage de la Terre à distance et de création de systèmes de télécommunications et de navigation. L'accord a été signé en Algérie par le directeur adjoint de Roskosmos Gueorgui Polichtchouk et le directeur général de l'Agence spatiale algérienne, Azzedine Oussedik.
La partie algérienne envisage d'utiliser le potentiel du secteur spatial russe pour mettre sur orbite ses appareils spatiaux et pour créer une infrastructure terrestre. L'accord prévoit également des recherches scientifiques conjointes, la formation de spécialistes et l'échange de technologies. La Russie et l'Algérie estiment nécessaire de signer dans un proche avenir un accord cadre sur l'utilisation de l'espace à des fins pacifiques.
La coopération réelle russo-algérienne dans le domaine spatial a commencé en novembre 2002, lorsque le lanceur russe Kosmos-3M a mis en orbite un microsatellite algérien. Celui-ci a constitué la première composante du futur système international de surveillance de la Terre. Outre l'Algérie, à ce programme participent la Grande-Bretagne, le Vietnam, la Chine, le Nigeria, la Thaïlande et la Turquie.
Le projet prévoit de mettre en orbite sept microsatellites dédiés à la surveillance de la Terre afin d'éviter les dégâts d'inondations, d'incendies de forêt, de tremblements de terre, d'éruptions volcaniques et d'autres cataclysmes.