Le GREA regroupe à ce jour la Fédération de Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie, la République populaire de Chine et le Tadjikistan. Le chef du Service fédéral de contrôle financier de la Fédération de Russie, Viktor Zoubkov, a été affirmé au poste de président du GREA.
Les documents constitutifs sur l'institution du GREA ont été signés par les chefs des Renseignements financiers des pays-participants.
La conférence constitutive du GREA a aussi pris la décision d'accorder un statut d'observateur dans le Groupe à la Grande-Bretagne, à la Géorgie, à l'Italie, aux Etats-Unis, à l'Ouzbékistan et à l'Ukraine. Par ailleurs, un statut d'observateur au GREA a d'ores et déjà été accordé au GAFI, à la Banque mondiale (BIRD), au Fonds monétaire international (FMI), à l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), à la Communauté économique eurasiatique (CEEA), à Interpole et à l'Office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime (ONUDC).
L'initiative de l'institution du GREA revient à la Fédération de Russie et remonte au début de l'année en cours.
Le GREA a pour tâche essentielle de contribuer à la propagation des standards internationaux en matière de répression du blanchiment des capitaux à origines criminelles et de lutte contre le financement du terrorisme et ce, compte tenu des particularités des régions.
L'objectif du GREA consiste également à élaborer et à réaliser des actions conjointes dans les limites de la compétence des Renseignements financiers, à coordonner les programmes de coopération avec organisations internationales, groupes de travail et Etats intéressés,à analyser, enfin, les tendances dans le domaine de la légalisation des revenus criminels et du financement du terrorisme.
Comme l'a déclaré auparavant devant les journalistes le ministre des Finances de la Fédération de Russie, Alexeï Koudrine, dans le courant même de cette année et l'année prochaine, la Russie va débloquer à ces fins un million de dollars par an.