C'est ce qu'a déclaré vendredi le chef du Service pour la communication avec l'opinion et les médias de Rosoboronexport (exportateur public russe d'armements), Alexandre Smeliakov, en prévision de l'ouverture de l'Exposition internationale d'armes et de matériels de guerre pour les troupes terrestres, navales et aériennes, Defendory International 2004, qui se déroulera du 5 au 9 octobre 2004 à Athènes.
Au nombre des plus grands projets dans le cadre de la coopération technico-militaire des deux pays, il a cité l'achat par la Grèce de moyens antiaériens russes, dont les systèmes de fusées antiaériennes S-300PM1, Tor-M1 et Osa-AKM, qui ont permis de créer des zones de défense antiaérienne dans les parties continentale et insulaire de la Grèce, et la livraison de deux navires de débarquement à coussin d'air, sans analogues dans le monde, qui se sont très bien recommandés dans les conditions de la mer d'Egée.
"Actuellement, l'entreprise russe Almaz construit, sur commande de Rosoboronexport, le troisième navire de débarquement à coussin d'air pour les forces navales grecques", a précisé Smeliakov.
Il a cité, au nombre des autres axes prometteurs de la coopération, "l'organisation du service après-vente d'ensemble pour les matériels de guerre russes déjà livrés, avec l'utilisation des possibilités de l'entreprise conjointe Rosoboronexport-Hellas, l'équipement des forces armées grecques en blindés et moyens de lutte radio-électronique, la modernisation des matériels de guerre cédés à la Grèce par l'Allemagne, la contribution à l'utilisation efficace des matériels de guerre déjà livrés et la formation de spécialistes grecs".
Dans le but de relever l'efficacité de la coopérationtechnico-militaire des deux pays, a poursuivi Alexandre Smeliakov, Rosoboronexport propose, avec le soutien des gouvernements des deux pays, "de recourir sur une vaste échelle à différents programmes et accords offset, d'organiser la formation et le recyclage professionnel de spécialistes pour différents secteurs de l'économie grecque, de transférer différentes technologies civiles et militaires et d'acheter les marchandises grecques demandées sur le marché russe".
"L'expérience des contacts russo-grecs montre que la réalisation de différentes formes offset de coopération encourage notablement l'industrie nationale et permet d'intégrer dans l'économie grecque des technologies russes uniques, de placer, auprès des usines de l'industrie de défense grecques, des commandes réciproques de pièces et d'ensembles pour les matériels de guerre russes, de les y assembler et réparer", a dit Alexandre Smeliakov.
A titre d'exemple, il a cité le contrat offset sur la livraison en Grèce de navires de débarquement à coussin d'air Zubr qui prévoyait la mise sur pied, en Grèce, d'éléments d'infrastructure côtière pour le stationnement et l'entretien de ces navires.
"L'application des schémas offset pourrait permettre de mettre à profit les possibilités de la marine marchande grecque pour transporter les armements et des autres marchandises exportés par la Russie, et de réaliser d'autres projets économiques d'intérêt mutuel", a encore indiqué le porte-parole de Rosoboronexport.