"La plupart des participants ont appuyé la nécessité d'adopter en Russie une législation relative aux concessions", a-t-il dit.
Commentant les propos du ministre du développement économique et du commerce Guerman Gref selon lesquels la loi des concessions examinée en première lecture à la Douma n'était pas assez finalisée et "dissimule beaucoup d'écueils", Sergueï Gueneralov a assuré que la version finalisée tiendrait compte de tous les aspects nécessaires.
"Nous avons déjà des exemples de partenariat public-privé, et on ne peut pas dire que l'adoption de cette loi fera déferler des investissements. Tout simplement, des conditions nettes et transparentes seront réunies pour la coopération dans le cadre du partenariat public-privé", a-t-il ajouté.
Selon le président du comité de la Douma pour la politique économique, Valeri Draganov, l'adoption d'une loi sur les concessions permettra de diminuer les risques et d'attirer des capitaux privés dans les projets d'infrastructure.
"Ce sera une loi d'intervention directe", a-t-il estimé.
Pour sa part, le ministre des transports Igor Levitine a déploré que le budget ne réserve aux infrastructures de transports que 40% des moyens nécessaires. La nouvelle loi attirera davantage d'investisseurs privés dans ce secteur, a-t-il espéré.
"Les entreprises privées et le gouvernement ont compris qu'ils veulent coopérer dans les projets d'infrastructure, et c'est le résultat essentiel de cette réunion du Conseil", a souligné le ministre.
S'agissant des délais d'adoption de cette loi, Valeri Draganov a supposé que la version finalisée serait déposée à la Douma en novembre prochain et qu'elle serait adoptée d'un seul coup en deuxième et troisième lectures en décembre ou en janvier.
"Je suis d'accord, ces délais sont réels", a confirmé Igor Levitine.