"L'élévation de la note est le résultat de la stabilisation de l'environnement politique dans la ville, de l'attachement de la nouvelle administration à une politique pondérée dans le domaine de l'investissement, des bons résultats budgétaires et du faible niveau de la dette", indique l'Agence.
D'ici trois à quatre ans la dette de Saint-Pétersbourg ne dépassera pas 30% du chapitre des produits de son budget et les indices financiers resteront stables, affichant un léger déficit, de 3 à 5% au maximum, après investissements.
Le niveau des notes attribuées à la ville est limité par la faible prévisibilité et la souplesse des revenus, la volatilité de la production industrielle et les besoins importants en financement de l'infrastructure.
De l'avis des experts de l'Agence, les réformes budgétaire et fiscale en cours peuvent avoir un impact négatif sur la ville. Par contre, les relations de l'administration de Saint-Pétersbourg avec le gouvernement fédéral se sont améliorées par rapport à l'année précédente.
"La nouvelle administration de la ville, au pouvoir depuis un peu plus d'un an, a continué à gérer de façon pondérée la dette et démontré son attachement à la politique des réformes. Son système efficace de gestion de la dette semble être l'un des meilleurs en Europe centrale et orientale", est-il constaté dans le communiqué de presse de S&P.
La volatilité de la production industrielle préoccupe cependant l'Agence de notation. D'après ses estimations, elle a augmenté de 5,8% en 2003 après 31,4% de croissance en 2002 et une stagnation en 2001.
L'Agence conclut que, puisque la production industrielle continue à représenter 28% du produit intérieur brut de la ville, l'évolution en dents de scie de la production de l'industrie lourde (qui regroupe les constructions navales, les constructions mécaniques et la métallurgie) aboutissent à des fluctuations du produit régional brut et des recettes fiscales.
D'autre part, le secteur des services en pleine extension et la croissance du PRB parviennent à maintenir les notes attribuées. On espère une nouvelle croissance de l'économie et sa diversification dues au développement du secteur tertiaire.
Standard and Poor's s'attend à ce que Saint-Pétersbourg continue d'équilibrer ses besoins en développement de l'infrastructure, ses hauts indices budgétaires et sa dette modérée.