"Le contrat signé par Ioukos a été normalement respecté jusqu'au 1er octobre. Mais, d'après les informations à ma disposition, les livraisons seront suspendues jusqu'au 20 octobre après quoi elles seront remises sur les rails", a-t-il dit.
Ioukos a annoncé fin septembre la suspension d'une partie des livraisons directes de pétrole à la Chine à hauteur de 1 million de tonnes jusqu'à la fin de l'année.
"Cette décision est consécutive à l'impossibilité de continuer à préfinancer le transport de l'huile destinée à la Société pétrolière nationale de Chine", informait son porte-parole.
La Société pétrolière nationale de Chine a fait savoir officiellement, pour sa part, avoir reçu de Ioukos une notification de l'impossibilité de lui fournir du pétrole.
Dans sa déclaration la société chinoise précise que Ioukos devait lui livrer cette année 3,86 millions de tonnes de brut dont elle n'a reçu que 2,84 millions de tonnes. Ainsi, elle risque de ne pas se faire livrer 1 million de tonnes.
Le vice-ministre russe de l'Industrie et de l'Energie, Ivan Materov, a déclaré devant la presse que d'autres sociétés pétrolières russes remplaceraient Ioukos pour livrer du pétrole à la Chine.
"Certes la Chine s'inquiète tout comme la Slovaquie, une autre cliente de Ioukos. Nos sociétés remplaceront Ioukos pour fournir du brut à la Chine et en général je pense que la situation aura un dénouement positif", a dit Ivan Materov sans préciser quelles seront ces sociétés.
Le vice-président de Lukoil, Leonid Fedoun, a expliqué aux journalistes que sa société n'aurait aucun avantage à livrer du pétrole à la Chine à cause des frais de transport et des droits de douane trop élevés. Un autre producteur important de brut, Sourgoutneftegaz, n'a pas lui non plus l'intention d'exporter du brut vers la Chine. Son directeur général adjoint, Serguéi Fedorov, a expliqué que sa société ne projetait pas de revoir la géographie de ses livraisons dans l'avenir le plus proche.