Il s'agit de projets conceptuels de nouvelles lois sur le régulateur du marché financier et sur la lutte contre l'information interne et la manipulation des prix, ainsi que des amendements à apporter aux textes en vigueur relatifs aux produits dérivés, aux bourses et à leur activité et au dépositaire central.
"La loi sur le régulateur peut aider grandement à l'amélioration de l'efficacité de tout le marché financier. La loi sur les produits dérivés est appelée à encourager le développement en Russie du marché de ces instruments qui existent dans les économies développées mais sont absents aujourd'hui en Russie", a expliqué le directeur du Service des marchés financiers.
"L'adoption de règles civilisées de travail sur le marché doit être favorisée par la lutte contre le trafic d'information interne et la manipulation des données. Pour le moment, rien n'a été fait en Russie au niveau législatif pour empêcher l'usage de ces méthodes", a poursuivi Oleg Viouguine.
"Enfin nous avons un projet d'infrastructure. Pratiquement, tous les systèmes commerciaux du monde ont un dépositaire central qui facilite la réalisation des marchés et défend avec efficacité les droits aux valeurs mobilières. Un tel centre doit être créé en Russie également", a-t-il dit.
"Pour les investisseurs il importe que la Russie ait une politique économique claire et compréhensible. Aussi, en 2000, le pays a-t-il proclamé le principe de l'équidistance, la diminution du rôle de l'Etat dans l'économie et un abaissement des impôts. Des mesures importantes ont été réalisées sur tous ces axes", a-t-il rappelé.
"Les investisseurs privés ont apprécié ces mesures et il en a résulté une croissance des investissements (12%) et un essor économique (7%). Maintenant, tout le monde attend une confirmation de la fidélité aux objectifs proclamés. A proprement parler, peu de gens doutent que ces objectifs puissent être abandonnés, mais pour les investisseurs il importe que les principes soient clairement déclarés, cela leur met du baume au cur", a conclu Oleg Viouguine.