La discussion a porté sur la mondialisation et les relations russo-allemandes. Les participants au forum ont estimé que la mondialisation économique était inévitable.
Egon Bahr, homme politique allemand influent, a estimé que l'Occident était intéressé à promouvoir la coopération avec la Russie.
Un membre du conseil d'administration de Siemens, Rudi Lamprecht, s'est rallié aux propos de M.Bahr. "La Russie a toujours joué un rôle énorme dans le monde et elle le joue toujours", a-t-il déclaré. Siemens est arrivé sur le marché russe en 1853 et a l'intention d'y rester pour toujours, selon lui.
Mikhaïl Deriaguine, directeur de l'Institut de mondialisation de Moscou, a, pour sa part, noté que la Russie est souvent discriminée sur les marchés mondiaux. La mondialisation implique l'intensification de la concurrence, mais il faut que la concurrence soit équitable.
Arkadi Volski, président de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, a aussi déclaré que la Russie était le pays le plus discriminé au monde après la Chine. "Nous perdons 2,5 milliards de dollars par an parce que nous avons un accès limité aux débouchés principaux", a-t-il expliqué.
S'agissant de la coopération avec l'Allemagne, M.Volski a dit que ce pays était "l'investisseur étranger le plus important en Russie en termes de volume des investissements et du nombre des coentreprises". La Russie compte plus de 1.300 entreprises russo-allemandes, soit un dixième des sociétés avec la participation du capital étranger, selon lui. Cependant la coproduction russo-allemande a toujours un grand potentiel. "Le volume des investissements allemands est apparemment insuffisant, il ne représente qu'un pour cent des investissements allemands à l'étranger".
Les milieux d'affaires doivent redoubler d'efforts pour donner une nouvelle impulsion aux relations russo-allemandes et la société civile doit prendre part à ce travail, de l'avis de M.Volski.