Comme l'a fait remarquer le député, de telles sanctions ont été décrétées non seulement contre la Russie, mais aussi contre d'autres pays que Washington accuse de coopérer illégalement avec l'Iran et de proliférer ainsi des technologies nucléaires.
Introduisant à maintes reprises par le passé ce genre de sanctions contre établissements et entreprises russes, les Américains n'ont pas présenté de preuves convaincantes du bien-fondé de leurs griefs face à de telles sociétés, a signalé le parlementaire russe.
Et d'ajouter qu'une telle prise de position américaine n'est pas du tout logique, car la Russie ne peut tout simplement pas vérifier à quel point ces accusations sont fondées.
"En ce qui nous concerne, nous n'avons aucun intérêt, nous non plus, à ce que l'Iran accède illégalement aux know-how en question. Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons évidemment pas à chaque fois vérifier le bien-fondé de telles sanctions. Aussi, les griefs des Américains restent-ils le plus souvent sans conséquence. Cela n'est pas du tout logique. Pire, cela ne correspond même pas du tout à l'esprit ni à la lettre de notre coopération avec les Etats-Unis", a indiqué le parlementaire russe.
Cela dit, Konstantin Kossatchev a tenu à souligner une fois de plus qu'en se décidant à une démarche aussi radicale, les Etats-Unis devraient sans doute présenter des preuves convaincantes, tout en argumentant leurs griefs.
"Sans les preuves, lesdits griefs seront considérés comme non argumentés", a déclaré le député.
Dans le courant même de ce mois de septembre, l'administration US a décrété des sanctions économiques contre certaines compagnies de la Fédération de Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine pour leurs fournitures de know-how en Iran. Le document sur l'introduction des sanctions en question a été signé par Susan Burk, assistante intérimaire du secrétaire d'Etat américain en charge des questions liées à la réduction des menaces de prolifération.
Somme toute, le gouvernement des Etats-Unis a établi que 14 compagnies commerciales de la Fédération de Russie, de la Biélorussie, de l'Ukraine, de la République populaire de Chine (RPC), de la République démocratique et populaire de Corée (RDPC) et de l'Espagne auraient violé la loi américaine de 2000 sur l'interdiction des fournitures en Iran de know-how, de marchandises et de services qui violent le régime de la non-prolifération des armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs.