Selon lui, "il s'agit d'un projet très intéressant" sur le plan économique pour les trois pays : une fois réalisé, il permettra de réduire de plusieurs fois aussi bien le temps que le coût du transport des cargaisons sur l'axe Europe - pays d'Asie-Pacifique, par rapport à la voie maritime existante et passant par le canal de Suez.
En février 2004, Guennadi Fadeev annonçait déjà l'achèvement de l'étude de faisabilité pour la création de la Voie ferrée de Corée (Transcoréen). Selon lui, les possibilités de jonction des réseaux ferroviaires des deux Corées avaient été "choisies et concertées". "Ce projet est estimé à plus de deux milliards de dollars", avait alors indiqué le président de la Société des Chemins de fer de Russie.
Guennadi Fadeev avait aussi annoncé que le projet de jonction du Transsibérien et du Transcoréen relèverait désormais du ministère russe du Développement économique. La tentative des trois pays - Russie, Corée du Sud et République démocratique populaire de Corée - pour mettre en place un consortium international chargé de la reconstruction et de l'exploitation de ce chemin de fer, constituera, avait dit Guennadi Fadeev, le pas suivant en ce sens.
La prochaine rencontre à Pyongyang sera de toute évidence consacrée à cette question.