"Elle a trop d'aspects qui la feront durer à coup sûr", a-t-il dit.
Elle peut demander du temps notamment pour évaluer les actifs de Rosneft et de Gazprom, à son avis.
"Je pense que cette procédure de fusion sera achevée au milieu de l'année prochaine", a-t-il estimé.
La veille, le vice-ministre du Développement économique et du Commerce, Andréi Charonov, annonçait aux journalistes que Gazprom ferait appel, par concours, à des commissaires indépendants pour évaluer les actifs des deux sociétés qui fusionnent.
Ce n'est que lorsque la valeur des actifs sera connue que les administrations fédérales entreront en scène pour préparer une directive après consultation du ministère du Développement économique et du Commerce, du ministère de l'Industrie et de l'Energie, du ministère des Finances et de l'Agence fédérale de gestion des biens publics.
Ainsi que l'a annoncé lors d'une conférence de presse le patron de Gazprom, Alexéi Miller, l'évaluation des actifs ne demandera pas beaucoup de temps. "Toutes les procédures nécessaires seront effectuées avant la fin de l'année. Nous envisageons d'aborder la nouvelle année avec une structure nouvelle", a-t-il dit.
Cependant, un communiqué de presse de Rosneft indique qu'aucune modification de la structure de cette société n'est possible actuellement, quelles que soient les circonstances.
Depuis ces six dernières années, la valeur estimative de Rosneft a plus que décuplé, sa situation financière s'est stabilisée et ses résultats économiques ont sensiblement progressé : la production de pétrole est passée de 12 à 21 millions de tonnes et celle de gaz de 4 à 8 milliards de mètres cubes, a-t-il indiqué dans le communiqué de presse.
Le haut degré de consolidation des actions au niveau des filiales par rapport à la date de la constitution de la société a permis de transformer Rosneft en une structure entière à intégration verticale au développement dynamique. Elle a été en fait reconstruite à nouveau, le contrôle des principaux actifs a été rétabli et les activités ont considérablement augmenté depuis ces deux dernières années grâce à l'achat d'actifs fort prometteurs et au débouché sur des régions nouvelles, est-il souligné dans le document.
Compte tenu du rythme de croissance de la production et de l'efficacité de la gestion, Rosneft estime que sa Stratégie de développement jusqu'en 2015, document qui prévoit de porter la production de pétrole à 45 millions de tonnes et celle de gaz à 50 milliards de mètres cubes par an, sera réalisée dans un délai plus court, lit-on encore dans le communiqué de presse.
Rosneft estime que le travail effectué ces six dernières années a procuré à l'Etat un actif dont le coût lui permet de remplir des tâches très importantes pour le développement de la filière énergétique nationale. Elle soutient donc l'intention du pouvoir exécutif du pays de consolider ses actifs avec ceux de Gazprom.