"Nous pourrions accélérer les choses afin d'assurer le développement de la production du matériel agricole national. On peut baisser, ces prochaines années, les prix du matériel importé en prévenant nos partenaires étrangers que nous allons élever les tarifs par étapes", a déclaré jeudi le président à la réunion extra muros du Bureau du Conseil d'Etat de la Fédération de Russie sur les problèmes du complexe agro-industriel.
En appliquant cette méthode, "il serait possible d'accroître les possibilités technologiques des consommateurs russes de ce matériel, pour qu'ils passent ensuite, en développant la production, à l'achat des équipements russes".
Selon le président, "on pourrait assurer aujourd'hui aux entreprises la possibilité d'acheter du matériel très efficace à l'étranger, en les prévenant que cette possibilité disparaîtra bientôt". Vladimir Poutine estime que les producteurs "doivent avoir la possibilité d'évaluer la manière de travailler et le temps de travail, pour acheter, par la suite, uniquement du matériel national".
Il a demandé au ministère de l'Agriculture d'étudier minutieusement, avec le ministère du Développement économique, la réglementation tarifaire de l'importation du matériel agricole.
Des consignes du chef de l'Etat au gouvernement seront élaborées après la réunion du Bureau du Conseil de l'Etat", a fait savoir Vladimir Poutine.
"J'espère qu'elles impulseront le développement de l'agriculture", a-t-il dit en dressant le bilan de la réunion.
Dressant les plans, le ministère du Développement économique doit tenir compte des intérêts de tous les secteurs, a déclaré le président.
"Ce n'est pas une compétition, c'est pourquoi, en adoptant des décisions, les établissements comme le ministère du Développement économique doivent prendre en considération les intérêts de tous les secteurs - l'agriculture, les constructions mécaniques, l'industrie - et tenir compte de nos engagements découlant des relations internationales", a dit Vladimir Poutine.
"L'économie russe fait partie de l'économie mondiale et dépend de l'économie mondiale, dont tous les éléments sont interdépendants", a souligné le chef de l'Etat.
"Là où nous talonnons les concurrents, ceux-ci mettent à profit nos insuffisances pour nous porter un coup sensible dans un autre secteur", a fait remarquer Vladimir Poutine.
Des réserves importantes ne sont pas employées dans l'agriculture: financières, celles de la construction de machines agricoles, de la politique douanière, de la science, des cadres, du règlement des problèmes sociaux la campagne", a dit le président. "Tout cela nécessite le perfectionnement et l'approche la plus énergique de la part de l'Etat", a-t-il fait remarquer.
Vladimir Poutine a remercié les participants à la réunion "pour le dialogue franc et constructif", en ajoutant que", malheureusement, chez nous, on parle peu et rarement de ceux qui labourent, au sens propre et au plus large sens de ce mot".