Pendant ces quatre dernières années les nouveaux placements sur les marchés financiers russes se sont élevés à environ 7 milliards de roubles (1 USD = 29,22 RUB), dont 5 milliards dans le courant de 2004, a-t-il précisé.
Pour Oleg Viouguine, cela signifie que les compagnies sont de plus en plus intégrées au marché.
Selon ses estimations, si l'on totalise les actifs commercialisés aux Bourses de Londres et de New York, plus de la moitié d'entre eux seront d'origine russe.
Dans le même temps, Oleg Viouguine reconnaît que tout n'est pas aussi rose sur le marché des valeurs russe. L'un des problèmes, selon lui, est que le marché des valeurs "est à peine comparable à un cerveau".
Aujourd'hui, l'important serait de mettre en place un marché compétitif et de développer de nouveaux instruments financiers, a-t-il dit.
Dans cette optique, a-t-il précisé, le FSFR doit avancer une série de projets de loi visant à réglementer et à stabiliser le marché des valeurs. Ces textes porteront notamment sur le développement des systèmes commerciaux, les bourses et les activités boursières, le renforcement des fonctions de surveillance du FSFR, la mise en place d'un dépositaire central des titres, la protection des règlements urgents et les amendements à la loi sur la faillite.
Dans son discours, Oleg Viouguine a également observé qu'il n'était pas d'accord avec l'interprétation de la formule "schémas gris" utilisée à propos du rachat des actions de Gazprom.
"Quelqu'un a inventé ce mot "gris". Mais le mécanisme même de la transaction est légal", a-t-il rassuré.
"La formule "schémas gris" permet d'interpréter la situation de manière différente. Nombreux sont ceux qui y voient des schémas illégaux, alors qu'ils sont tout à fait légaux", a dit le chef du FSFR, ajoutant que les titres étaient inscrits au bilan d'un résident.
Par contre, Oleg Viouguine a supposé que quelqu'un voulait profiter de ces schémas pour "faire basculer le prix des actions de Gazprom et atteindre des résultats politiques". "Mais, en principe, tout se développe dans la logique des affaires et dans le cadre de la loi", a encore estimé le directeur du FSFR.