"La Banque centrale pourra sûrement fournir un chiffre plus exact mais je pense que la fuite sera dans une fourchette de dix à quinze milliards de dollars", a-t-il dit en répondant aux questions des journalistes.
Au début, un afflux de capitaux avait été pronostiqué mais la tendance s'est inversée et on constate actuellement une fuite, a-t-il rappelé. Les causes en sont variées, par exemple le prix de pétrole exorbitant ou la baisse du rendement de différents instruments financiers en Russie par rapport à d'autres marchés.
"Ce n'est pas une catastrophe", a affirmé Alexandre Joukov qui estime que la Russie finira par devenir un pays importateur net de capitaux.
"La Russie a franchi un long chemin au cours de ces cinq dernières années, de la crise d'insolvabilité et de l'impossibilité de remplir ses engagements envers les Etats étrangers à une situation politique stable et à un rythme constant de croissance économique", a dit le vice-premier ministre dans son intervention, ce mardi, à la conférence "Russie : investissement dans l'économie de croissance".
"Je pense que personne ne doute aujourd'hui de la capacité de la Russie à s'acquitter de ses engagements et à appliquer une politique macro-économique réfléchie et conséquente", a déclaré Alexandre Joukov.
Le gouvernement a l'intention de continuer sa "politique financière suffisamment stricte et pondérée", de former un budget fédéral excédentaire, d'augmenter les réserves financières, de réduire la dette publique, a-t-il indiqué.
Dès à présent le rapport entre la dette publique et le PIB ou entre la dette publique et le volume des importations est bien meilleur que ce que demande l'Union européenne, selon le vice-premier ministre russe.
En ce qui concerne l'OMC, la Russie peut adhérer à cette organisation en 2005, estime Alexandre Joukov.
"Il est parfaitement possible que les négociations avec tous les pays s'achèvent en 2005", a-t-il expliqué.
"La date de l'adhésion de la Russie à l'OMC est un facteur important qui cependant n'est pas le principal, pour nous", a-t-il souligné.
"Ce qui importe pour nous en premier lieu, ce sont les conditions auxquelles notre pays sera admis à l'OMC. Elles ne doivent pas être discriminatoires", a ajouté le vice-premier ministre russe.