"La Russie doit s'efforcer de déréglementer l'économie, de baisser les impôts et de renoncer progressivement à s'ingérer excessivement à l'économie, y compris à subventionner les branches inefficaces", a déclaré M.Poutine au cours du Congrès mondial des agences d'information.
"Il faut procéder avec prudence pour ne pas causer de préjudice grave à l'ensemble de l'économie et aux gens, pour ne pas appliquer la thérapie de choc".
La plupart des compagnies énergétiques russes sont privées, à la différence des pays de l'OPEP. "Nous suivrons toujours ce scénario de développement dans notre économie", a assuré le chef de l'État.
M.Poutine a laissé entendre que l'État n'allait pas nationaliser la compagnie pétrolière Yukos.
L'État a soupçonné Yukos d'évasion fiscale. Yukos l'a contesté devant le tribunal et a perdu tous les procès.
"L'État a le droit et doit garantir le respect de ses intérêts. Nous le ferons tout en respectant strictement la loi", a souligné le président. Dans le même temps, il n'a pas exclu que l'État achète des actifs de Yukos en cas de leur vente.
"Si on en arrive à la vente des actions de Yukos, toutes les organisations, y compris publiques pourront y participer", a-t-il déclaré.
Le président est persuadé que la situation autour de Yukos et la fusion entre Gazprom et Rosneft "ne sont absolument pas liées".
"C'est une décision tout à fait commerciale qui permettra d'avoir un système plus transparent au Gazprom, influera sur le prix des actions, rendra la société plus attrayante pour les investisseurs et donnera une bonne impulsion au marché des titres russe".
Le cours des actions de Yukos a grimpé de presque 6% sur le Marché interbancaire des changes de Moscou pour constituer 124 roubles (4,24 dollars) par action avant de chuter de 4% pour s'établir au niveau de 119 roubles (4,07 dollars) par action après que M.Poutine eut nié l'intention de l'État de nationaliser Yukos.
Selon Constantin Gouliaïev, analyste de la compagnie d'investissement "Région", l'évolution des cours a eu un caractère spéculatif.
"Le marché n'a pas pris cette nouvelle trop au sérieux. Le coût de la société Yuganskneftegaz, la filiale de production principale de la société en disgrâce sera une nouvelle vraiment importante".