La ratification du Protocole de Kyoto n'empêcherait sans doute pas la Russie de doubler son PIB

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MOSCOU, 16 septembre - RIA Novosti. Les participants au forum social sur le changement du climat de la planète estiment que la ratification par la Russie du Protocole de Kyoto n'empêchera pas le doublement du produit intérieur brut (PIB). C'est ce qu'ont notamment estimé des savants et des économistes, en intervenant, ce jeudi, lors d'une conférence de presse à Moscou.

"La recherche menée par mes collègues prouve que la Russie peut sans problèmes ratifier le Protocole de Kyoto, et que son quota de rejets de gaz à effet de serre ne l'empêchera en aucun cas d'accomplir la tâche du doublement du PIB. Mieux, comme les mécanismes du Protocole de Kyoto peuvent aider les entreprises russes à attirer des investissements, je dirais même que cette tâche (doublement du PIB) serait plus facile à réaliser, ayant ratifié le Protocole de Kyoto", a déclaré Alexandre Goloub, professeur à l'Ecole supérieure d'économie.

Le directeur de l'Institut des problèmes hydrauliques de l'Académie des Sciences de Russie, Viktor Danilov-Danilian, est du même avis.

"Le Protocole de Kyoto contribue largement à l'adoption de telles mesures techniques et scientifiques qui puissent affaiblir la dépendance de la Russie du marché mondial des matières premières, tout en la transformant en puissance postindustrielle à économie moderne et hautement intellectuelle", est persuadé Viktor Danilov-Danilian.

"Nous percevons le principal avantage économique dans des projets de réalisation conjointe, quand, par exemple, des investisseurs européen, canadien et japonais investissent leur argent dans la modernisation d'une entreprise russe quelconque, alors que le projet réalisé garantit la réduction de rejets dans l'atmosphère de gaz carbonique et de méthane. En contrepartie de ses investissements, l'investisseur reçoit une partie de quota des rejets économisés", a expliqué le savant.

Et d'ajouter que la Russie pourrait rembourser facilement de tels investissements par ce genre d'économie supplémentaire de rejets.

Le Protocole de Kyoto a été adopté par consensus à la troisième conférence des participants à la Conférence-cadre de l'Organisation des Nations Unies sur les changements climatiques en 1997. En 1999, la Fédération de Russie a signé ce protocole, mais ne l'a toujours pas ratifié. Selon le Protocole de Kyoto, les pays industrialisés doivent réduire leurs rejets de gaz à effet de serre d'ici 2008-2012 d'au moins 5% par rapport au niveau de 1990.

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