"Nous nous concentrons sur le lancement de projets pilotes dans des pays de la Communauté des Etats indépendants, puisque cela est conforme à la priorité consistant à mettre sur pied un Espace économique unique. Pour ce qui est des pays de l' "étranger lointain", les projets que nous y développons sont tous d'une grande ampleur, de plus 100 millions de dollars. Mais il faudra déployer de nouveaux efforts pour passer des marchés plus structurés", a dit Dmitriev.
Le président de la Vnesheconombank souligne que, pour soutenir les exportations industrielles russes, il faudra perfectionner la base législative correspondante, dans le but de mettre pleinement en marche le mécanisme de ce soutien par le truchement de la VEB et de la Roseximbank.
S'agissant des projets concrets dans ce domaine, Vladimir Dmitriev a cité l'exemple de l'Italie. "Au cours de la visite du président Poutine en Italie en novembre 2003, plusieurs accords ont été signés avec des banques italiennes, l'agence d'assurances SACE et l'Institut pour le développement et la promotion des entreprises italiennes à l'étranger SIMEST en matière de soutien aux projets d'exportation conjoints dans des pays tiers. Il ne s'est pas écoulé depuis beaucoup de temps mais nous avons déjà abordé l'étude des projets d'intérêt commun", a annoncé Dmitriev.
Le président de la VEB a fait observer que la coopération dans ce domaine est prometteuse aussi bien avec les membres du G7 qu'avec les autres pays intéressés à financer, avec leurs partenaires russes, des projets conjoints.
"S'agissant de ces projets, je signalerais l'existence des perspectives rassurantes que nous avons en Turquie, dans la réalisation de projets de bâtiment en Ukraine et au Kazakhstan. Des entreprises russes coopèrent avec des exportateurs turcs", a-t-il annoncé.
"Au cours de la récente visite du président Poutine au Mexique, nous avons débattu de la participation de la VEB à des projets importants d'infrastructure dans le domaine de la production et du transport de gaz, là où la Russie se distingue par un haut degré de disponibilité technologique. D'autre part, des entreprises mexicaines - le Mexique est un des grands exportateurs de pétrole dans la région - disposent du potentiel technologique qui leur permet de réaliser, avec des entreprises russes, des projets dans d'autres pays d'Amérique latine", a dit Dmitriev.
"Nous étudions actuellement plusieurs projets avec nos partenaires allemands dans le but de les réaliser conjointement dans les pays de la CEI", a-t-il ajouté.
Enfin, de bonnes prémisses existent pour la coopération avec des sociétés japonaises en Chine et dans l'Asie du Sud-est, dans le domaine de la modernisation des usines installées avec le concours soviétique, a encore noté Vladimir Dmitriev.