Intervenant au Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), à la conférence internationale sur la fuite de capitaux de la Russie et sur les moyens juridiques d'assurer leur retour, il a déclaré que cette situation avait à son origine l'instabilité de l'économie et du système bancaire observée ces derniers temps en Russie.
"N'importe quel signe d'instabilité a pour conséquence que le capital commence à chercher des sphères d'application, peut-être, moins rentables, mais plus sûres", a-t-il fait remarquer.
Néanmoins, Gareguin Tossounian a invité à ne pas dramatiser. "Il ne faut pas estimer que la fuite du capital est toujours un fléau qu'il faut réduire au minimum", a souligné le président de l'ABR.
Il a rappelé que l'afflux très intensif de capitaux avait eu lieu dans les années 97-98, juste avant la crise financière en Russie. Mais il s'agissait d'afflux de capitaux spéculatifs qui ne témoignait nullement de la stabilité de l'économie russe", a-t-il souligné.
Selon Gareguin Tossounian, la fuite de capitaux n'est pas toujours un phénomène négatif, car il peut avoir un caractère d'un procédé lié à une certaine politique fiscale de l'Etat.
Le président du Comité du Conseil de la Fédération pour les questions juridiques et judiciaires Stanislav Vavilov a souligné que le problème de l'expatriation de capitaux de la Russie restait actuel.
"Les capitaux qui fuient de la Russie proviennent de la vente de drogue et d'armes. Ils sont transférés sur les comptes étrangers et sont ainsi légalisés à l'étranger", a-t-il reconnu.
Selon le sénateur, les revenus criminels "s'en vont de la Russie pour y revenir ensuite légalisés et pour être de nouveau engagés dans le trafic de drogue et d'autres moyens criminels".
Les parlementaires doivent trouver des moyens adéquats d'assurer le retour des capitaux en Russie", a-t-il souligné.