Avis d'experts: La libéralisation du marché des actions de "Gazprom" ne pourrait pas s'achever avant le premier semestre de 2005

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MOSCOU, 14 septembre - RIA Novosti. Le processus de libéralisation du marché des actions de "Gazprom" ne pourrait sans doute pas s'achever avant le premier semestre de 2005. C'est ce qu'ont notamment estimé les experts des compagnies d'investissement, interviewés par RIA-Novosti.

"La libéralisation est, en règle générale, un processus qui demande beaucoup de travail. Aussi, ne peut-on espérer son achèvement qu'au milieu de l'année prochaine au plus tôt", est l'avis d'Egor Krotkov de "Trinfiko". Et d'ajouter qu'au début, il faut mettre le dossier sur le tapis à une assemblée des actionnaires, et, en cas de sa décision positive, on pourrait déjà procéder à un échange physique des actions.

Pour ce qui est de Dimitri Manguilev de "Prospect", il ne s'attend pas, lui non plus, à un achèvement rapide du processus de libéralisation du marché des actions de "Gazprom". Il pense même que ledit processus prendrait au moins toute une année et pourrait demander tant la convocation d'une assemblée des actionnaires qu'une émission supplémentaire d'actions.

"L'actuelle vague de croissance du marché se produit pour beaucoup grâce aux attentes de la libéralisation en gestation, mais le principal réside sans doute pour le moment dans cette circonstance précise que l'on peut ne pas craindre l'arrivée des étrangers sur le marché", a expliqué Dimitri Manguilev. Quoi qu'il en soit, demain, une correction n'est sans doute pas à exclure de sorte que le marché se rendrait bien compte que la libéralisation ne se produirait certes pas du jour au lendemain".

A part cela, estime l'expert, la nouvelle de la future fusion de "Rosneft" et de "Gazprom" ("Rosneft" deviendra une entreprise fille de "Gazprom") constitue une certaine charge pour le holding gazier. C'est que pour le moment, a repris Dimitri Manguilev, "Rosneft" attire beaucoup moins de fonds par an qu'elle n'en rend et vit, par conséquent, grâce à des crédits mobilisés. Dans ces circonstances, "Gazprom" aura à décider comment venir à bout de cette situation, est l'avis de l'expert.

L'analyste de "Reguion", Konstantin Gouliaiev, suppose, lui aussi, que le processus de libéralisation du marché des actions de "Gazprom" serait long et demanderait sans doute six mois ou même davantage de temps. Cela dit, il a souligné que, ce mardi, l'appui exprimé par le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à la libéralisation des actions de "Gazprom" avait constitué un facteur principal pour le marché. "Tous s'alignent en fait sur l'opinion de Vladimir Poutine qui s'est dit d'accord avec la proposition du Premier ministre Mikhaïl Fradkov sur la nécessité de libéraliser le marché des actions de "Gazprom"", a fait remarquer Konstantin Gouliaiev. Et de préciser qu'à présent, l'Etat est le propriétaire direct de 38% des actions de "Gazprom" appartenant à l'ancien ministère des Rapports patrimoniaux (à présent - l'Agence fédérale pour la gestion des biens fédéraux) et le propriétaire indirect de 17,5% des actions du Trésor se trouvant sur les comptes bancaires des filiales de production du géant gazier. Pour que le marché des actions de "Gazprom" puisse être libéralisé, l'Etat doit entrer en possession du bloc de contrôle des actions de "Gazprom", et en cas de fusion de la compagnie publique "Rosneft" avec "Gazprom", l'Etat va payer par les actions de "Rosneft" pour une partie des actions de "Gazprom".

La libéralisation du marché des actions de "Gazprom" a pour objectif final la fusion du marché intérieur et du marché extérieur des actions du holding gazier. Réalisé par étapes, le processus de libéralisation entend, entre autres, la totale liberté de la circulation des actions de "Gazprom" sur le marché intérieur, y compris le commerce d'actions sur toutes les places ayant la licence du Service fédéral pour les marchés financiers, ainsi que la suppression de toutes les restrictions selon le recensement des actions appartenant aux participants russes. A part cela, un quota de 20% est prévu pour des participants étrangers. Il est aussi question de créer un dépositaire unique pour tenir dûment compte des droits des participants étrangers.

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