Vedomosti
La réforme du système politique n'affectera pas le climat d'investissement
Hier, le président Vladimir Poutine a proposé de modifier les modalités des élections de certaines structures principales du pouvoir: la chambre basse du parlement doit être élue uniquement sur listes des partis, les dirigeants des régions, par les assemblées législatives locales sur proposition du président.
Le renforcement de la verticale du pouvoir annoncé par Vladimir Poutine a laissé les investisseurs indifférents, lit-on dans le quotidien "Vedomosti". Les initiatives présidentielles d'hier étaient attendues, c'est pourquoi le marché des valeurs n'y a presque pas réagi.
De nombreux experts évaluent positivement la réforme de Vladimir Poutine. Le renforcement et la centralisation du pouvoir politique rendra la Russie, aux yeux des investisseurs étrangers, semblable à la Chine où le climat d'investissement est le meilleur parmi les pays en voie de développement, estime James Fenkner, chef du service analytique de "Troïka Dialogue".
Certains experts critiquent le président russe pour la restriction de la démocratie, mais ils reconnaissent qu'il est peu probable que cela se répercute sur l'économie.
"Cette décision ne m'étonne nullement. Analysant la cote de popularité de la Russie, nous avons tenu compte de la possibilité de la restriction ultérieure du rôle des participants au processus politique: les gouverneurs, les médias, les députés. Nous avons constaté que la Russie avait progressé dans le passage à l'économie de marché davantage que dans le passage à la démocratie", a dit Helena Hessel, analyste principale pour l'Europe centrale et de l'Est de Standard & Poor's. Plusieurs experts mentionnent la bonne expérience d'investissement même dans les pays aux régimes totalitaires.
"Traçant l'analogie avec les affaires, le président a annoncé des décisions radicales ayant pour but d'organiser l'administration du pays d'après le principe de la gestion d'une compagnie intégrée à la verticale, raisonne Viktor Vekselberg, copropriétaire de SUAL et de TNK-BP. Dans les affaires, ces mesures accroissent la capacité de gestion et réduisent les frais. J'espère qu'au niveau de l'Etat cela aura pour résultat le renforcement de l'ordre et la réduction des dépenses pour l'entretien de l'appareil d'Etat".
Vremia novostei
Le deuxième "1er septembre" dans les écoles d'Ossétie du Nord
Le "1er septembre" a eu lieu de nouveau dans les écoles d'Ossétie du Nord. Dans toutes les villes, sauf Beslan, les enfants sont revenus à l'école après les vacances et une pause forcée. A la première leçon qui a commencé par une minute de silence observée pour commémorer les amis et les copains morts, les instituteurs et les représentants des départements de force ossètes spécialement invités ont expliqué aux écoliers la conduite à suivre en cas d'actes terroristes.
Avant la reprise, la sécurité de toutes les écoles de la république a été minutieusement vérifiée, a assuré Alina Levitskaia, ministre de l'Education d'Ossétie du Nord, au correspondant du journal "Vremia novostei". Cependant, malgré la promesse des autorités d'assurer la protection, de nombreux parents ne font pas confiance aux départements de force et veulent défendre eux-mêmes leurs enfants. Il se peut que les jardins d'enfants et les écoles d'Ossétie du Nord soient protégés également par les parents des enfants.
Beslan compte cinq écoles. Des cargaisons humanitaires en provenance de Moscou et d'autres régions - les pupitres, les chaises, les tableaux et le matériel scolaire- ont été envoyées dans cette ville. Trois autres établissements d'enseignement doivent être construits à Beslan pour la prochaine année scolaire grâce aux efforts de la Russie, de la Grèce et de la Bulgarie. Comme l'a expliqué le ministère fédéral de l'Education et de la Science, les écoles de Beslan manquaient de places. Les enfants étudiaient par relève de deux groupes, ce qui explique, en partie, le grand nombre d'otages. L'ouverture de nouvelles écoles ne créera pas seulement des conditions normales pour la scolarité, mais permettra aussi de mieux protéger les élèves.
Novye izvestia
Les perspectives de l'Espace économique unique vues par les experts russes
La conférence internationale intitulée "Transformation socio-économique au sein de la CEI: progrès et problèmes" s'est tenue hier à l'Académie de l'économie nationale auprès du gouvernement de la Fédération de Russie. Il était prévu que l'Espace économique unique serait le principal sujet, mais la conversation a tourné autour de la situation financière en Russie. Pour les hôtes des pays voisins qui espèrent devenir membres de l'Espace économique unique qui regroupe déjà la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, leur avenir reste incertain.
Un expert du Centre de développement, Mme Oksana Ossipova, a déclaré au quotidien "Novye izvestia" que les intérêts financiers des quatre pays divergent dans bien des cas. Par exemple, les investissements du Kazakhstan dans l'économie russe sont plus importants que les investissements russes faits dans l'économie kazakhe. "Le Kazakhstan affiche un excédent de ressources à investir parce que l'industrie du pétrole occupe une niche très importante dans l'économie de ce pays où il y a aussi un excédent de fonds de retraites qui passent en Russie", a-telle estimé.
L'idée de l'espace économique unique ne plaît pas à certaines industries russes. "Nos producteurs de tubes pour pipe-lines seront mécontents. Dès maintenant l'Ukraine vend à la Russie beaucoup de métal et de tubes, plus que les producteurs nationaux", a expliqué le directeur scientifique de l'Ecole économique supérieure, Evgueni Yassine.
L'expert estime que l'espace économique unique promet des avantages à la Russie du point de vue politique et aux autres pays désirant adhérer à cette union, du point de vue économique. "Le marché russe se prête bien à la vente de produits que les pays de la CEI peuvent fabriquer et vendre à des prix modérés sur un pied d'égalité avec les produits nationaux. Ce n'est pas par hasard que depuis ces dernières années notre croissance économique est un facteur important de croissance dans d'autres pays de la CEI. Par exemple les Kazakhs reconnaissent que 1% de croissance du PIB en Russie entraîne 1,2% de croissance de leur propre PIB", a-t-il affirmé.
Kommersant
La Russie inaugure une série d'exercices navals autour de l'Europe
Hier des manuvres communes sous le nom de code IONIEKS-2004 d'un détachement de navires de la Flotte russe de la mer Noire et du district Ionien de la marine de guerre italienne ont commencé en Méditerranée. Ce sont les premiers d'une série d'exercices qui se dérouleront en Méditerranée, dans la mer de Barents et dans l'Atlantique nord et dans lesquels des forces navales de Russie, des Etats-Unis, d'Italie et de France seront engagées.
La Méditerranée sera le lieu des exercices russo-italiens, les premiers de toute l'histoire, informe le "Kommersant". D'abord des navires de combat des deux pays procéderont à des manuvres communes et puis effectueront des "opérations antiterroristes" en pleine mer. Après les exercices, les navires feront escale le 17 septembre au poste d'Augusta, en Sicile, où le premier ministre italien Silvio Berlusconi a l'intention de les visiter.
Après la flotte de la mer Noire viendra le tour de celle du Nord que, d'après le journal "Kommersant", doit visiter le président Vladimir Poutine. Outre deux sous-marins nucléaires projet 667BDRM (ils tireront des missiles RSM-54 contre le site Koura), le porte-avions "Admiral Kouznetsov" et le croiseur porte-missiles nucléaire lourd "Pierre le Grand" depuis lequel le président Poutine observera les manuvres des pilotes des chasseurs Su-33 embarquée sur l'"Admiral Kouznetsov", seront engagés dans ces exercices qui se dérouleront dans la mer de Barents. Au terme des manuvres, les navires seront attendus à Edimbourg (Grande-Bretagne) et à Bergen (Norvège).
A la fin du mois, des exercices russo-français auront lieu dans l'Atlantique Nord. Outre le grand bâtiment anti-sous-marins "Admiral Tchebanenko" et le contre-torpilleur Kassaire, des sous-marins nucléaire porte-missiles multirôles K-335 "Guépard" projets 09710 et S-601 Rybi, prendront part aux manoeuvres.
Vedomosti
3 millions de dollars de pertes pour les télévisions russes
Au cours de la première semaine qui a suivi l'adoption des amendements à la loi sur la publicité limitant la publicité de la bière, le nombre des clips passant sur le petit écran a diminué de deux fois et demie. Les pertes subies pendant cette semaine par les télévisions russes sont estimées à 3 millions de dollars au minimum. "Elles ne sont pas globales, mais sensibles", a déclaré au quotidien "Vedomosti" le directeur général de la chaîne Ren-TV Dmitri Lesnevski, qui a refusé de communiquer le montant des pertes. A son avis, la publicité de la bière a diminué à cause du contenu des clips plutôt que d'une réduction du temps d'antenne.
Sur ces entrefaites, les brasseries cessent de sponsoriser les compétitions sportives. Aujourd'hui, au cours de la transmission du match de football CSCA-Porto, les supporters ne verront pas de publicité de "Botchkarev" ("Brasserie Heineken") qui est un partenaire officiel de la Ligue des champions. A la fin de la semaine dernière "Baltika" a refusé de sponsoriser le championnat de football de Russie.
Certaines brasseries ne refusent pas de financer des compétitions sportives. Par exemple "Otchakovo" a passé récemment un contrat de sponsoring avec le club de hockey sur glace "Dynamo" et continuera à financer le club de football du même nom. "Ce n'est pas la marque de notre bière qui est le sponsor de compétitions et de clubs sportifs mais le nom de notre société qui produit de la bière etdes boissons non alcoolisées. C'est pourquoi le soutien que nous apportons à des clubs de football et à des compétitions sportives ne contredit nullement la nouvelle loi", a expliqué le porte-parole d'"Otchakovo" Dmitri Britanov.