Kommersant
La Russie a devancé Israël et rattrape les Etats-Unis quant au nombre de tués dans les attentants terroristes
Dans la liste des pays sur les territoires desquels il y a eu le plus de morts dans les attentants terroristes ces dix dernières années - celle-ci a été dressée par le quotidien - la première place appartient aux Etats-Unis, à cause surtout des événements du 11 septembre 2001. Aucun mort n'est à déplorer sur le territoire américain dans des attentats terroristes depuis.
La Russie vient en deuxième position mais, avant la mi-août 2004, elle se classait troisième quant au nombre de victimes du terrorisme. Les explosions de deux avions de ligne le 24 août, l'attentat d'une femme kamikaze à Moscou le 31 août et l'occupation d'une école à Beslan, en Ossétie du Nord, ont allongé cette liste de 432 personnes encore. Et il se peut qu'il ne s'agisse pas d'un bilan définitif : le nombre de victimes à Beslan est en cours de précision et bon nombre de blessés sont encore dans un état jugé grave. A l'opposé des Etats-Unis, les pertes russes dans la guerre contre le terrorisme pourraient ne pas rester longtemps inchangées.
La troisième place revient à l'Inde, essentiellement en raison des activités terroristes menées dans le Jammu-et-Cachemire, un "point chaud" à la frontière pakistanaise.
Israël, en quatrième position dans cette liste, a essuyé les pertes les plus lourdes entre 2000 et 2002.
Quant au nombre de victimes par million d'habitants, la Russie devance les Etats-Unis et l'Inde mais a devant elle la plupart des autres pays portés sur cette liste. Israël en est le "leader" incontestable : un Israélien sur cinq mille a trouvé la mort dans les attentats terroristes palestiniens.
Gazeta
La Banque centrale laisse une semaine aux terroristes
Pour combattre les activités terroristes et le blanchiment des revenus illicites, la Banque de Russie a obligé les établissements de crédit del'informer au sujet de toutes les opérations suspectes réalisées par ses clients. Désormais, les banques sont tenues de vérifier non seulement leurs clients mais les tiers bénéficiaires.
Mais, dans ce domaine, les banques russes auront du mal à rivaliser avec l'étranger, rappelle le journal. Par exemple, un des systèmes de contrôle les plus rigoureux sur les flux financiers a été mis en place aux Etats-Unis. Non seulement la Federal Reserve, mais aussi le ministère des Finances, le Département d'Etat, le ministère du Commerce et l'Agence fédérale des assurances des dépôts des Etats-Unis sont chargés de ce contrôle. Le Bureau Fédéral des Investigations leur apporte son concours dans certains cas.
De l'avis des experts, l'identification des clients et des personnes qui y sont liées ne sera pas en Russie aussi rigoureuse qu'en Occident. Conformément à l'arrêté de la Banque centrale, les établissements de crédit sont tenus d'élaborer et d'entériner leurs propres programmes de contrôle. Les clients existants et nouveaux seront concernés. Pour cela, les banques ont un an.
Youli Matevossov, directeur exécutif du bloc investissements de la Banque russe pour le Commerce extérieur (Vneshtorgbank), prétend toutefois qu'il est impossible de détecter les bénéficiaires cachés. "Si quelqu'un réalise une opération aux termes d'un d'accord, on ne tiendra compte que des mentions contenues dans cet accord, pour le reste, on aura à croire sur parole. Dites, qui avouera de son plein gré financer le terrorisme ou blanchir des revenus illicites ?" s'interroge l'expert dans le journal.
Les modifications à l'arrêté de la Banque centrale N° 262 - P "De l'identification par les établissements de crédit des clients et des tiers bénéficiaires afin de combattre la légalisation (blanchiment) des revenus illicites et le financement du terrorisme", a été publié le 10 septembre. Il prend effet dix jours après la date de publication officielle.
Vedomosti
Le ministère enlève à YOUKOS ses puits de pétrole
"Youganskneftegaz", source principale de revenus de YOUKOS, peut être privée du droit de procéder à l'extraction de pétrole. Le ministère des Ressources naturelles a l'intention de punir ainsi la compagnie pour le non-paiement des impôts. De plus, "Youganskeftegaz" sans licence pour l'extraction sera beaucoup moins chère et les huissiers pourront la vendre plus facilement à une compagnie russe, expliquent les analystes.
Comme l'a fait savoir au quotidien "Vedomosti" une source proche du ministère des Ressources naturelles, le retrait de la licence à la filiale de YOUKOS est très probable. Les puits de pétrole des gisements de "Youganskneftegaz" seront probablement fermés: jusqu'à l'annonce d'un nouvel appel d'offres, la licence temporaire pour ces gisements sera accordée probablement à "Youganskneftegaz" ou à une autre compagnie pétrolière.
Les analystes sont certains que le gouvernement a besoin de retirer à "Yougansknefetegaz" sa licence, afin de réduire le coût de cette compagnie avant sa vente. "Rares sont aujourd'hui ceux qui disposent de 12 à 14 milliards de dollars pour acheter "Yougansknefetgaz", estime Steven Dashevsky, représentant d'"Aton". Par exemple, les licences peuvent être attribuées par concours à conditions d'investir. Quant à "Yougasknefetgaz", elle peut coûter avec son infrastructure 1 à 2 milliards de dollars".
Vremia novostei
On constate cet été une hausse du niveau de vie
Démentant la thèse selon laquelle l'été est une saison morte, le niveau de vie en Russie a en moyenne augmenté par rapport au début de l'année. Il est vrai, fait remarquer le quotidien "Vremia novostei", les chiffres du Service fédéral des Statistiques d'Etat confirment aussi que cette année, par rapport à l'année dernière, le niveau de vie a toutefois baissé.
Si, en décembre de l'année dernière, 16 % des Russes vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, ils constituent actuellement environ 20,8 %, soit environ 30 millions d'habitants. Cela veut dire que les revenus d'un cinquième de la population, comme cela a été enregistré par les statisticiens en mars, ne dépassent toujours pas le minimum vital qui est calculé pour chaque région et qui, d'après les données de la fin de l'été, a constitué, en moyenne dans le pays, environ 90 dollars par mois.
Selon les statistiques pour août 2004, les revenus de la population du pays ont constitué environ 200 dollars, soit seulement deux fois plus que le minimum vital. Il est vrai, depuis le printemps, le nombre de pauvres diminue peu à peu. D'après les données du Service des Statistiques d'Etat, entre janvier et mars, il y avait 22,1 % de Russes dont les revenus étaient inférieurs au minimum vital, soit 1 % de plus. Il est peu probable qu'il soit possible d'atteindre à ces cadences vers décembre le niveau de la pauvreté de 17,5 % prévu par le ministère du Développement économique et du Commerce pour la fin de cette année, résume le quotidien.
Novye izvestia
L'US OPEN de tennis vu par Svetlana Kouznetsova
Cette année est incontestablement la plus remarquable dans l'histoire du tennis russe: elle a assuré au pays une nouvelle victoire remportée dans le tournoi de la série du Grand Chelem et une nouvelle "finale russe", lit-on dans les "Novye izvestia". L'US OPEN a été remportée par Svetlana Kouznetsova (Saint-Pétersbourg), 19 ans, qui l'a emporté sur Elena Dementieva avec un score de 6 : 3, 7 : 5.
Dans une interview au journal "Novye izvestia", Svetlana Kouznetsova a dit qu'après avoir gagné le point décisif, elle s'est conduite d'une façon inconvenable pour un moment solennel: "J'ai levé les bras en l'air, et c'est tout. Rien d'autre ne m'est venu à la tête à ce moment-là".
Selon la sportive, elle était très émue avant le match. Martina Navratilova (ancienne partenaire de Kouznetsova en double, avec qui Svetlana a gagné cinq tournois WTA Tour.), qui a aidé Svetlana à surmonter son émoi, a dit: "Ne crains pas. Lorsque j'ai joué en finale pour la première fois, j'ai gagné. Tu peux aussi le faire". Mais la tension s'est fait sentir. "Sortant sur le court, j'ai vu les tribunes pleines de spectateurs et l'émoi s'est de nouveau emparé de moi", se souvient Svetlana Kouznetsova.
Mais des milliers de spectateurs n'ont pas gêné longtemps la sportive russe, car l'essentiel, pour elle, était la qualité du jeu, ce qui a été l'objet de l'attention de Svetlana Kouznetsova dès les premières secondes du match. "Je ne suis pas aussi connue que, par exemple Charapova, c'est pourquoi il arrive que je joue devant les tribunes à demi-vides. Ceux qui viennent assister à mon jeu le font non pas parce que mon nom est célèbre, mais parce qu'ils savent comment je joue", a dit la sportive.