Pour cela, toutes les conditions sont aujourd'hui réunies, a-t-il déclaré dans une interview lundi à RIA Novosti.
"La situation intérieure s'est stabilisée en Russie, et l'on constate une croissance économique inébranlable. La politique prévisible et raisonnable des autorités russes et la hausse des prix des produits énergétiques ont réorienté le flux d'investissement des compagnies russes vers les industries de la région, en premier lieu vers la construction de matériel de transport", a indiqué Sergueï Kirienko. Cela est, selon lui, un facteur "absolument indispensable" pour attirer des investissements étrangers.
La région fédérale de la Volga entretient des rapports économiques actifs avec des entreprises européennes, mais dans la construction de matériel de transport les produits japonais offrent un rapport prix-qualité beaucoup plus favorable.
"Dans les trois ou cinq prochaines années, la Russie s'attend à un boum sur le plan des infrastructures, et le Japon pourrait nous aider sensiblement et tirer pour lui-même des profits non négligeables", a estimé Sergueï Kirienko.
La visite de l'ancien premier ministre russe au Japon durera jusqu'au 11 septembre. Son objectif est celui d'encourager les relations économiques de certaines entreprises et branches industrielles avec les partenaires nippons.
Au cours de son séjour, Sergueï Kirienko doit rencontrer les dirigeants de la Fédération des associations économiques du Japon (la Keidanren) et la ministre des affaires étrangères Yoriko Kawaguchi. Il visitera également plusieurs usines de construction d'automobiles et grands groupes industriels.