Il a reconnu qu'après le premier trimestre de 2004 la situation financière différait radicalement de celle observée ces cinq dernières années, lorsque l'accroissement des dépôts constituait 50 % par an et celui des sommes sur comptes des entreprises, 30 % par an. En 2003, la masse monétaire s'est accrue de 50 %, ce qui créait pour les banques une situation très favorable du point de vue des liquidités.
Cependant, depuis le deuxième trimestre, la demande de devises a commencé à s'accroître à l'intérieur du pays et la fuite du capital s'est accrue. La Banque centrale n'avait plus besoin d'acheter des devises, c'est pourquoi les liquidités n'ont pas augmenté aux mêmes cadences, a fait remarquer le vice-président. "Les indices concernant la base monétaire ont baissé durant trois mois", a-t-il dit.
Néanmoins, estime Guennadi Melikian, cette situation est normale, "certaines banques n'ont pas supporté le passage de la situation excellente à la situation normale". Selon lui, cet été, les difficultés n'ont été éprouvées que par les banques qui n'avaient pas leur propre capital ou celles qui ont appliqué une politique trop risquée.
Le vice-président de la BC a reconnu que, "malgré les hautes cadences de développement du système bancaire, certaines banques restent faibles". C'est pourquoi, selon lui, la détérioration insignifiante de la situation extérieure s'est répercutée sur elles.
Cependant, Guennadi Melikian s'est prononcé contre les mesures radicales. "Les méthodes révolutionnaires et les nettoyages ne peuvent pas normaliser la situation dans le secteur bancaire", a-t-il dit.
Arkadi Dvorkovitch, chef de la Direction des expertises de la présidence russe, exclut la possibilité d'une nouvelle crise bancaire.
"Il n'y aura pas de nouvelle crise bancaire. Les organes du pouvoir savent comment agir pour l'éviter", a-t-il dit au cours de la conférence de presse consacrée à l'ouverture du forum bancaire.