Nezavissimaïa gazeta
Les députés et les politologues commentent la dernière série d'attentats en Russie
Hier, à la place de la traditionnelle leçon sur la paix qui devait être faite dans les écoles russes, le pays a reçu une leçon de guerre : le plus cynique et le plus brutal de tous les attentats précédents parce que pour la première fois les terroristes n'ont pas pris en otage tout simplement des habitants civils mais des enfants. Quelles sont les causes, la nature et les conséquences éventuelles des derniers actes de terrorisme commis en Russie ? Des députés de la Douma et des politologues en vue ont répondu à cette question de la "Nezavissimaïa gazeta".
Guennadi Goudkov, membre du comité de la sécurité de la Douma, affirme que les causes des derniers événements sont la corruption qui rend inutiles tous les contrôles, les régimes et les mesures préventives, et la pénurie de cadres des services spéciaux car des dilettantes, souvent des gens étrangers à la profession, ont été recrutés dans leurs rangs. Le politologue Dimitri Orlov, directeur général de l'Agence des communications politiques et économiques, souligne la nécessité de créer un système de renseignements spécial au sein des services secrets. "La fréquence des attentats que nous constatons ces derniers jours montre que l'activité de renseignement est nulle", a-t-il affirmé.
De l'avis du député Alexéi Mitrofanov, ce qui se passe est un processus mondial. Les problèmes de caractère terroriste existent pratiquement dans tous les pays. Pour les résoudre, il est nécessaire de mettre en uvre des mesures pratiques, y compris politiques. Le député appelle les autorités à "résoudre les problèmes économiques des régions caucasiennes et faire des conclusions correctes de la situation au Caucase du Nord". Le président de l'Institut de la stratégie nationale, Stanislav Belkovski, préconise lui aussi un règlement politique. "Je crains beaucoup que les actes de terrorisme n'entraînent seulement une limitation strictement mécanique des libertés sans que la lutte contre les terroristes devienne réellement plus efficace. Cela n'est pas une solution au problème du terrorisme dans son ensemble", a-t-il déclaré.
Vedomosti
Les résultats dans l'industrie en août ne seront pas inférieurs à ceux de juillet
Le sondage effectué par l'Institut de l'économie de la période de transition (IEPP) parmi 803 managers de sociétés russes montre qu'en août les résultats obtenus par l'industrie russe ne seront pas inférieurs à ceux de juillet.
En août les entreprises qui ont augmenté leur production ont été de 27% plus nombreuses que celles où la production a diminué, contre 19% en juillet.
"Les informations recueillies sur la dynamique des principaux indices confirment l'absence de changement substantiel dans l'industrie au mois d'août par rapport au mois précédent", constate le directeur du Laboratoire des sondages conjoncturels de l'IEPP, Serguéi Tsoukhlo. A son avis, le rétablissement d'un rythme normal de croissance des ventes a fortifié les évaluations record de la satisfaction apportée par la demande des produits et a permis à l'industrie de déboucher sur une rentabilité positive.
D'après les analystes, la production continue d'augmenter, stimulée par la croissance des commandes nouvelles passées par des clients nationaux et étrangers.
"Ces résultats des sondages m'ont surpris et réjouis, a dit le directeur du service analytique de la banque Moskva, Kirill Tremassov. Que la crête du rythme de croissance ait été passée au cours du deuxième trimestre c'est évident, mais après la crise bancaire, la hausse des taux d'intérêts dans l'économie et la fuite de capitaux j'attendais un ralentissement plus important". A son avis, on peut s'attendre à une croissance nulle de la production industrielle en août. Les facteurs négatifs peuvent se faire sentir plus tard, a-t-il estimé.
Kommersant
La Banque centrale a démenti les rumeurs sur les problèmes de la Raiffeisenbank
Une agence d'information russe a annoncé hier, en se référant à une source de la Banque de la Russie, que la BC avait envoyé à la Raiffeisenbank une lettre l'informant qu'elle pouvait ne pas faire partie du système d'assurance des dépôts et même être privée de licence. Andrei Kozlov, premier vice-président du conseil d'administration de la BC, l'a qualifié de "désinformation", même de "provocation". De l'avis du quotidien "Kommersant", l'apparition de ces rumeurs est assez insolite, car les banques étrangères peuvent penser qu'une guerre d'informations leur est déclarée par les concurrents russes.
Natalia Nikolaieva, vice-présidente de la Citibank, est certaine qu'il s'agit d'une campagne de dénigrement.
Cet avis est partagé par Andrei Melnikov, directeur général adjoint de l'Agence d'assurance des dépôts: "Dans ce cas, il faut chercher ceux à qui l'apparition de cette information sur le marché est avantageuse. Par exemple, ceux qui sont contre l'accroissement du nombre de dépôts aux banques à participation étrangère".
Rossiïskaia gazeta
L'Académie des sciences de Russie a annoncé la parution du volume d'introduction de la Grande encyclopédie de la Russie (GER), ont fait savoir l'académicien Youri Ossipov, président de l'Académie des sciences de Russie qui dirige le travail du conseil de la rédaction de l'encyclopédie, et le rédacteur responsable de la GER Serguei Kravets.
Un petit nombre de personnes ont vu ce volume de 1008 pages au dos bleu foncé portant l'inscription "RUSSIE". Comme l'a dit Serguei Kravets, pour le moment, il n'y a que 10 exemplaires de contrôle en reliure, bien que 25 000 livres aient déjà été imprimés.
Le volume d'introduction est entièrement consacré à la Russie et contient des articles détaillés, lit-on dans le quotidien "Rossoiïskaia gazeta". Le volume "Russie" contient la table des matières qui sera absente dans les volumes qui le suivent d'après l'ordre alphabétique, ainsi que la longue liste des noms qui prend 40 pages. Parmi les auteurs de l'encyclopédie, il y a d'éminents savants et experts russes. En plus des structures de l'Académie, tous les ministères et les départements fédéraux sans exception, y compris les ministres et les vice-premiers ministres, ont travaillé sur le volume "Russie". parmi les signatures apposées sous les articles, il y a celles d'Alexandre Joukov, Guerman Gref, Alexei Gordeiev et d'autres dirigeants qui travaillent dans le cabinet de Mikhail Fradkov.
Selon l'académicien Youri Ossipov, il a été reçu hier matin par le premier ministre à qui il a remis un exemplaire du volume de contrôle de l'encyclopédie. "Je l'ai prié de transmettre un autre exemplaire au président, ce qui est un geste symbolique à l'occasion de la Journée du savoir", a ajouté le savant.
Gazeta
Volkswagen construira une usine d'assemblage d'automobiles en Russie
Cela peut avoir lieu au cours des dix-huit mois à venir, a déclaré hier Bernd Pischetsrieder, président du conseil d'administration du consortium allemand. Le terrain de production sera situé dans la région de Moscou. Mais Volkswagen n'a pas encore déterminé le modèle de sa première automobile à construire en Russie. Selon Bernd Pischetsrieder, l'assemblage en Russie d'un modèle bon marché coûtant environ 5 000 euros n'a pas de sens. C'est pourquoi la compagnie envisage d'organiser la construction de voitures plus chères, par exemple, la mini-van Volkswagen Touran sur la base de Golf V. Son prix de référence sera d'environ 20 000 dollars, indique le quotidien "Gazeta".
Les fonctionnaires russes disaient que ce consortium voulait assembler le modèle Bora qui est moins cher. Quant aux experts, ils sont étonnés de la décision du consortium. "Un choix très étrange", fait remarquer Valeri Tarakanov, directeur au marketing de "Rolf-Holding". "La production peut être rentable s'il s'agit de dizaines de milliers de pièces par an, raisonne-t-il. L'automobile Touran coûte cher. De plus, est peu probable que son prix puisse tomber au-dessous de 21 000 dollars et cette voiture n'est pas très demandée: les compacts-vans sont difficilement vendus en Russie, ce secteur du marché n'est pas encore bien développé". Mais Valeri Tarakanov estime que Volkswagen peut parfaitement produire des Touran en tant que produit ayant sa niche au marché et accompagnant un modèle de la classe C.
Maxime Matveiev, représentant de l'Alfa-bank, a dit: plus tôt Volkswagen vient travailler en Russie et mieux cela vaudra pour lui, car les concurrents prévoient d'y ouvrir des usines.