Les spécialistes de la mission se proposent de réserver l'essentiel de leur attention aux dépenses des fonds budgétaires, ainsi qu'à la formation du déficit budgétaire et aux sources pour combler ce déficit.
Toujours selon ce service de presse, le travail des spécialistes de la mission est en quelque sorte anticipé par une visite en Azerbaïdjan, du 1-er au 8 septembre prochain, du chef de la mission, représentant du Département des pays du Proche- et Moyen-Orient et d'Asie Centrale du FMI, John Wakeman-Linn.
Comme l'a fait, en outre, savoir ce même service de presse, l'examen des problèmes de la mise en uvre du programme "La réduction de la pauvreté et la croissance économique en Azerbaïdjan" (PRGF) n'est pas l'objectif de cette visite de la mission. Quoi qu'il en soit, il n'est pas du tout à exclure que cette question précise soit, elle aussi, examinée au cours de la visite.
A ce jour, quelque 41,84 millions d'euros (soit près de 62 millions de dollars US) ont été débloqués aux besoins de l'Azerbaïdjan dans le cadre du programme PRGF. Or, en tout, ce programme, adopté en juin 2001 pour un délai de trois ans et prorogé, pas la suite, d'encore un an, prévoit d'affecter à l'Azerbaïdjan 80,45 millions d'euros (environ 119 millions de dollars US).
Tous ces crédits lui sont délivrés pour un délai de dix ans avec 0,5% d'intérêts annuels et une période de faveur de 5,5 ans.
Une nouvelle tranche des crédits dans le cadre du PRGF pourra venir en Azerbaïdjan après l'examen, en septembre prochain, de la lettre sur les intentions du gouvernement azerbaïdjanais par le Conseil exécutif du Fonds monétaire international.
Débutavril dernier, la mission du FMI a rendu publique sa déclaration où elle exprimait sa vive préoccupation face au déroulement, selon elle, trop lent de la mise en uvre des mesures concertées auparavant en matière de privatisation de la Banque internationale de l'Azerbaïdjan, d'adoption d'une stratégie à long terme pour la gestion des revenus pétroliers, de mise au point et de lancement d'un mécanisme de correction des prix des produits pétroliers, d'approbation des plans des recettes et des dépenses des entreprises d'Etat en 2004.
On lit aussi dans cette déclaration de la mission que le personnel du Fonds monétaire international attend des propositions concrètes du gouvernement de l'Azerbaïdjan concernant des voies à emprunter pour éliminer lesdites divergences concernant la politique des réformes et son accélération" et ce, pour que le personnel du FMI puisse, enfin, recommander d'achever le quatrième examen du PRGF.
Somme toute, depuis 1992, l'Azerbaïdjan a d'ores et déjà reçu des crédits du FMI pour un montant de 400 millions de dollars.