"La croissance économique sera de 6,3%, ce qui équivaudra, en chiffres, à quelque 18 720 milliards de roubles (un dollars US, ce sont, d'après le taux d'échange de la Banque Centrale de la Fédération de Russie, 29,22 roubles)", a indiqué Alexeï Koudrine.
Cela dit, le ministre des Finances a qualifié le budget fédéral de 2005 comme le plus réformateur depuis ces dernières années, que ce soit pour le volume des réformes en cours de réalisation que pour tout ce qui est lié, en général, au planning économique.
"Le budget de 2005 est beaucoup plus que les précédents est orienté vers le résultat à atteindre", a estimé le ministre.
Alexeï Koudrine a affirmé que tous les indices macro-économiques figurant dans le budget seraient respectés à la lettre. "Même si la conjoncture économique extérieure change, nous ne manquerons certes pas de garantir la stabilité de tous les indices macro-économiques", a souligné le ministre. Et de préciser que cela se rapporte, entre autres, au cours d'échange du rouble et au ralentissement ultérieur de l'inflation.
Le ministre des Finances a tenu à rappeler que le budget de l'année prochaine prévoyait un allégement substantiel du fardeau fiscal, ce qui aurait pour résultat que quelque 280 milliards de dollars resteraient finalement dans l'économie. "Somme toute, toutes ces mesures qu'est en train d'adopter le gouvernement fédéral ne manqueraient sans doute pas d'encourager la poursuite de la croissance économique et se répercuteront, finalement, sur la "santé" morale de la population dans son ensemble", est l'avis du ministre des Finances.
Alexeï Koudrine a aussi fait savoir qu'en 2005, le gouvernement de la Fédération de Russie va emprunter 1,1 milliard de dollars à la Banque mondiale.
Quoi qu'il en soit, a-t-il fait remarquer, le gouvernement ne va pas emprunter encore 2,5 milliards de dollars sur les marchés extérieurs, en recherchant cette somme au Fonds de stabilisation fédéral.
Le ministre des Finances a indiqué qu'en 2005, la Russie rembourserait, à partir du budget fédéral, 11,6 milliards de dollars (ce qui, avec les intérêts, va constituer 17 milliards de dollars) de dettes extérieures de la Fédération de Russie.
"Ces remboursements seront, d'ailleurs, effectués sans faire appel à des emprunts extérieurs", a ajouté Alexeï Koudrine.
"Or, je n'exclus pas du tout que le Fonds de stabilisation puisse se dépenser à des réformes structurelles dans des années où l'économie le permette effectivement", a-t-il déclaré.
Cela dit, il a rappelé que le Fonds de stabilisation était appelé à remplir deux fonctions essentielles, et plus précisément, c'est, d'une part, la stérilisation de la masse monétaire et, de l'autre, c'est en quelque sorte l'accumulation d'un "coussin de sécurité" qui assure l'économie russe face à une éventuelle chute des prix du pétrole. Aussi, avant de décider de dépenser ou non l'argent du Fonds de stabilisation, doit-on évaluer à quel point l'accomplissement de ces deux tâches évoquées est efficace, a souligné le ministre.
Cela étant, lors des dépenses du Fond de stabilisation, il s'agit tout d'abord de diminuer l'endettement du pays, et avant tout ses dettes extérieures. Ensuite, vient le tour des problèmes liés à la Caisse des retraites. Et c'est seulement en troisième priorité, viennent toutes les autres questions, a indiqué Alexeï Koudrine.
Le ministre a aussi appris que les recettes fiscales provenant des activités de "Rosneft" en Tchétchénie seraient transférées dans cette république par le biais du budget fédéral.
Selon Alexeï Koudrine, lors de l'établissement du budget de 2004, les impôts perçus sur le fonctionnement de "Rosneft" s'ajouteront, à titre supplémentaire, au transfert pour la Tchétchénie.
"Nous allons le maintenir pour 2005 également", a dit le ministre des Finances de la Fédération de Russie.