Pour l'année prochaine l'excédent budgétaire est programmé au niveau de 278,112 milliards de roubles (1 dollar US = 29,22 roubles, au cours de la Banque de Russie), soit 1,5% du PIB.
Les produits sont fixés à 3 326,08 milliards de roubles, soit de 17,8% du PIB et les charges à 3 047,97, soit 16,3% du PIB.
Le montant du PIB de l'année prochaine est escompté au niveau de 18 072 milliards de roubles.
Les principaux chiffres du budget ont été déduits en prenant pour référence le cours annuel moyen du pétrole de 28 dollars le baril d'Urals et le cours de la monnaie américaine de 30 roubles pour 1 dollar.
Le montant du fonds de stabilisation atteindra 574,4 milliards de roubles au 1er janvier 2005, selon les calculs du ministère des Finances. Les recettes à verser à ce fond au cours de l'année prochaine au cas où le baril coûterait plus de 20 dollars sont estimées au niveau de 387,8 milliards de roubles.
Conformément à la loi sur le fonds de stabilisation, une affectation ne pourra être donnée à ces ressources que lorsque le montant du fonds dépassera le niveau de base fixé à 500 milliards de roubles. De ce fait, il est envisagé d'employer 74,7 milliards des 387,8 milliards de roubles de recettes supplémentaires à couvrir le déficit du budget du Fonds des retraites consécutif à l'abaissement de l'impôt social unique qui passe de 35,6% à 26%. D'autre part, il est envisagé d'affecter 92,2 milliards de roubles du fonds de stabilisation à l'amortissement de la dette extérieure.
D'autre part, le gouvernement a porté sur le procès verbal de la réunion la proposition du ministère des Finances d'utiliser des ressources du fonds de stabilisation à la place des emprunts extérieurs. Selon Alexéi Koudrine, 166 milliards de roubles seront employés à ces fins.
Compte tenu de ces frais, le fonds de stabilisation doit constituer 720 milliards de roubles au 1er janvier 2006.
Les produits fiscaux du budget de l'année prochaine sont programmés au niveau de 2 232,652 milliards de roubles, soit 11,9% du PIB, et les produits non fiscaux au niveau de 1 093,428 milliards de roubles, soit 5,8% du PIB.
Les dépenses destinées à honorer les dettes arrivant à l'échéance l'année prochaine sont fixées à 254,15 milliards de roubles (soit 1,4% du PIB), dont 185,914 milliards sont destinés à amortir et à servir la dette extérieure et 68,236 milliards à éteindre et à servir la dette intérieure.
Les autres dépenses, sans rapport avec l'amortissement des dettes, sont programmées pour l'année prochaine au niveau de 2 793,818 milliards de roubles (14,9% du PIB).
Toutes les charges sont réparties entre onze grandes rubriques. Le projet 2005 diffère de ceux des années précédentes par la réduction du nombre des rubriques de la classification fonctionnelle des dépenses, par leur agrandissement et par leur attachement concret aux principales fonctions et sphères d'activités de l'Etat.
Les activités principales de l'Etat seront financées au niveau de 490 milliards de roubles, la défense nationale de 528,1 milliards, la sécurité nationale et le maintien de l'ordre de 398,4 milliards, l'économie nationale de 234 milliards, le logement et les services communaux de 7 milliards, la protection de l'environnement de 4,6 milliards, l'enseignement de 154,5 milliards, la culture, la cinématographique et les médias de 38,5 milliards, la santé publique et le sport de 82,5 milliards, la politique sociale de 172,1 milliards, les transferts interbudgétaires de 938,2 milliards de roubles.
L'une des particularités du budget 2005 est une augmentation sensible de l'enveloppe de la défense nationale (27,7% par rapport à l'année courante) et de celle de la sécurité nationale et du maintien de l'ordre (26%). Au total, la part de ces deux rubriques passe de 27,5% à 30,4% du chapitre des charges, est-il souligné dans la note du ministère des Finances qui accompagne le projet de budget.
Les dépenses à caractère social (transferts interbudgétaires et politique sociale) progresseront à un rythme moyen, leur part dans la totalité des charges sera maintenue au niveau des 36,5%.
La part des dépenses de la sphère sociale diminuera légèrement du fait que nombre d'établissements et sites sociaux seront transmis aux autorités régionales en application de la loi sur le partage des pouvoirs.
"La part des dépenses destinées à apporter un soutien direct à l'économie nationale continuera à diminuer. En même temps il est envisagé d'augmenter sensiblement les investissements publics (de 26,6% par rapport à l'année courante). Combinée avec une réduction substantielle de la pression fiscale sur l'économie, cette politique budgétaire permettra de créer les conditions les plus favorables à une croissance économique stable", est-il souligné dans les documents du ministère des Finances.
Le 26 août le projet de budget 2005 sera soumis à la Douma.