L'expert de Metropole Evgueni Sotskov estime que vendre les actifs du secteur stratégique aux étrangers nuirait aux intérêts de la Russie. La production de Iouganskneftegaz constitue 12% de l'extraction totale du pétrole en Russie, donc ses actifs doivent rester dans le pays.
Oleg Maximov de Troïka-Dialogue est du même avis et croit que les actifs seront vendus aux entreprises russes dont le principal actionnaire est l'Etat.
Commentant les propos du conseiller économique de l'ambassade de Chine en Russie qui a déclaré que Pékin souhaitait participer à la vente aux enchères des actions de Iouganskneftegaz, les experts sont convaincus que les enchères auront lieu à huis clos.
La Chine n'est pas seule à manifester son intérêt pour les actions de Ioukos. Le consortium d'investisseurs étrangers, siégé en Grande-Bretagne, avait proposé d'amortir les dettes de la compagnie en échange des actions de Mikhaïl Khodorkovski. La lettre appropriée avait été envoyée au gouvernement russe et aux dirigeants de Ioukos.
Début août, on a appris qu'un groupe d'investisseurs installés à Dubaï parmi lesquels sont des membres de la famille régnante Al-Maktoum, ont proposé dix milliards de dollars pour sauver Ioukos de la faillite. Cependant, un porte-parole officiel du gouvernement de Dubaï a démenti cette information.
A l'heure actuelle, la banque Dresdner Kleinwort Wasserstein effectue une valorisation de la société Iouganskneftegaz conformément à la convention signée avec le ministère russe des Finances.
Les experts citent Gazprom, Rosneft et Sourgoutneftegaz parmi les acheteurs potentiels de la société.