L'Espace économique unique n'a pas d'alternative

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MINSK, 20 août - RIA Novosti. Le Premier ministre de la Biélorussie, Sergueï Sidorski, est enclin à estimer que les Etats-membres de l'Espace économique unique (EEU), et plus précisément la Biélorussie, la Fédération de Russie, l'Ukraine et le Kazakhstan, vont signer au mois de septembre prochain, à Astana - la capitale du Kazakhstan - les premiers accords sur le début de la formation de l'Espace économique unique.

Toujours est-il que le chef du gouvernement biélorusse a fait une telle déclaration, en intervenant, ce vendredi, devant les membres du Groupe de haut niveau (GHN) en charge de formation de l'EEU qui se sont réunis à présent à Minsk.

Cela dit, Sergueï Sidorski a fait remarquer que tous les quatre Etats intéressés ressentaient bien le dynamisme du travail du Groupe de haut niveau.

"Le travail que vous fêtes ne manque pas de nous impressionner de sorte que nous ressentons bien le désir d'accélérer la progression de nos Etats respectifs vers la création de l'Espace économique unique", a indiqué Sergueï Sidorski, en s'adressant aux vice-Premiers ministres de la Biélorussie, de la Fédération de Russie, de l'Ukraine et du Kazakhstan.

"Nous estimons que les relations dans le cadre de l'EEU s'organisent pour une longue perspective", a souligné le Premier ministre de la Biélorussie.

Pour sa part, le vice-ministre biélorusse des Affaires étrangères, Alexandre Mikhnevitch, a laissé entendre au cours d'un entretien avec le correspondant de RIA-Novosti que les autorités de la Biélorussie étaient parfaitement persuadées que l'EEU n'avait tout simplement pas d'alternative.

Selon le chef adjoint de la diplomatie biélorusse, d'ici le 1-er janvier prochain, 85 documents dans le cadre de l'EEU doivent être prêts à la signature. "A mon avis, 30 accords seraient déjà signés d'ici la mi-novembre prochain. Quoi qu'il en soit, nous nous assignons une telle tâche", a noté Alexandre Mikhnevitch.

"Nous les élaborons, concertons et mettons sur la table des chefs d'Etat en prévisions des procédures appropriées à l'intérieur même des Etats", a précisé le vice-ministre des Affaires étrangères de la Biélorussie. Et d'ajouter qu'il s'agit bien là d'une méthode d'intégration qui se réalise à des vitesses et à des niveaux différents.

Comme il a expliqué, il est des Accords auxquels tous les quatre Etats vont adhérer tout de suite, mais il y en a aussi d'autres que certains Etats ne pourront pas, pour une raison ou une autre, signer à la première étape. Et c'est là justement que le principe de l'intégration à niveaux différents se fait nécessaire, a souligné Alexandre Mikhnevitch. "Or, cela ne doit pas beaucoup affecter le travail de l'EEU, car le principe de l'intégration à niveaux différents est aussi appliqué au sein même de l'Union européenne (UE)", a estimé le chef adjoint de la diplomatie biélorusse.

"L'EEU n'est pas une organisation du moment. C'est tout un processus", a dit le diplomate.

"A ce jour, dans le paquet de documents en chantier, a-t-il continué, 20 documents sont appuyés sans réserve par le "quartette". 14 autres documents font encore l'objet de certaines divergences qui peuvent bien, comme l'espère le représentant de la Biélorussie, être éliminées au cours de cette même réunion du Groupe de haut niveau à Minsk.

"Aujourd'hui, l'EEU attire l'attention soutenue des pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI), car il s'agit bien là d'un immense marché avec des marchandises qui ne sont que trop connues sur toute cette étendue post-soviétique", a signalé Alexandre Mikhnevitch.

Ce vendredi, à Minsk, le GHN doit approuver la liste des accords qui garantissent la mise en place et le fonctionnement ultérieur de l'EEU et sont, par conséquent, à signer à titre prioritaire. A part cela, les parties y vont procéder à un échange d'information sur leur coopération dans le cadre de l'adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) et ce, en application des tâches et des objectifs de formation de l'EEU. Le Groupe de haut niveau examinera aussi la mise au point des projets de documents juridiques internationaux et autres qui vont assurer la formation et le fonctionnement de l'Espace économique unique.

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