Pas de risque que l'Etat perde le contrôle de Gazprom

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MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. Il n'y a pas de risque que l'Etat perde le bloc de contrôle de "Gazprom", a annoncé jeudi soir le service de presse de holding gazier, en commentant la situation qui s'était créée le 18 août sur le marché de ses titres.

"Il n'y a aucune raison objective d'abaisser la cote de l'action de Gazprom, vu la situation financière stable de la société, la sous-estimation générale de ses actifs et la prochaine libéralisation du marché de ses titres", a déclaré le porte-parole.

Gazprom désapprouve toutes les spéculations qui déstabilisent la situation sur le marché de ses actions, a ajouté le représentant du holding.

"Le problème de la légitimité des différents schémas d'acquisition de ses titres relève de la compétence des organes d'Etat concernés", a-t-il déclaré.

La veille, le marché des valeurs a été informé de l'interpellation d'un député qui demandait des explications sur des opérations frauduleuses avec des actions de Gazprom. Cette annonce a fait chuter l'action du géant gazier de plus de 8%. A Saint-Pétersbourg, elle se négociait 52 roubles à 18 h 20, ayant reculé de 13,33% par rapport à la fermeture mardi.

Vendredi, cependant, à 11 h 00, elle affichait une progression de 3,38%, jusqu'à 55,73 roubles.

De l'avis des analystes d'Olma, dans l'incertitude sur une éventuelle faillite de Ioukos, alors que la restructuration de l'industrie de l'électricité est traînée en longueur et que l'attention générale est attirée sur les différents schémas louches d'acquisition d'actions de Gazprom par des non-résidents, une hausse normale de l'action du holding pétrolier sur le marché russe est fort peu probable.

Les experts de Troika-Dialogue estiment, quant à eux, que vendredi le marché affichait une progression générale. Ils s'en remettent par exemple à la déclaration publiée la veille soir par Gazprom qui affirmait qu'il n'y avait pas de risque que l'Etat perde son bloc de contrôle dans le holding.

Les experts de Brokerkreditservis soutiennent qu'on peut acheter sans crainte des titres dépréciés de Gazprom. L'interpellation du député ne dégénérera pas en une "affaire Gazprom", affirment-ils.

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