Relations entre la Russie et l'Arménie (fiche technique)

S'abonner
L'Arménie est un allié stratégique de la Russie au Caucase du Sud ainsi qu'un important partenaire de la Russie dans le cadre de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) sur l'axe méridional.

L'Arménie est un allié stratégique de la Russie au Caucase du Sud ainsi qu'un important partenaire de la Russie dans le cadre de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) sur l'axe méridional.

Le début de la coopération militaire remonte au 21 août 1992, lorsque les présidents russe et arménien avaient signé à Moscou le Traité sur le statut juridique des forces armées russes déployées en territoire arménien. Le 16 mars 1995, toujours dans la capitale russe, les présidents des deux pays ont sgné un traité d'une durée de 25 ans sur la présence d'une base militaire russe en territoire arménien avec reconduction automatique de cinq ans en cinq ans si l'une des parties ne s'y oppose pas.

A l'heure actuelle les effectifs du contingent militaire russe en Arménie se montent à 2.500 hommes. Le groupe "Arménia" du Service fédéral frontalier est déployé en Arménie conformément à l'accord interétatique de 1992. Il assure la garde de la frontière de la république avec la Turquie et l'Iran.

Un accord sur la planification conjointe de l'utilisation de troupes à des fins de sécurité commune est entré en vigueur au mois de janvier 2002.

Le 11 novembre 2003, les ministres russe et arménien de la Défense, respectivement Sergueï Ivanov et Serge Sarkissian, ont signé à Erevan le plan de coopération militaire pour 2004 ainsi que deux protocoles concernant l'implantation et l'attribution de terrains pour la base militaire russe 102.

Conformément aux nouvelles ententes intervenues, territorialement les sites se trouvant à Guioumri seront regroupés en complexe militaire unifié. Les effectifs de la base russe se chiffrent à 3.000 hommes environ. C'est le plus grand site militaire de la Russie en Transcaucasie.

La Russie a joué un rôle déterminant dans la cessation du conflit armé qui avait éclaté en 1994 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cause du Nagorny Karabakh et elle continue d'intervenir dans le règlement du conflit.

La Russie reste le principal partenaire commercial de l'Arménie. Selon le Comité d'Etat aux statistiques de Russie, en 2003 les échanges entre les deux pays se sont accrus de 34,5 pour cent pour atteindre 203,3 millions de dollars. Les exportations et les importations ont progressé de 33,5 et de 36,2 pour cent respectivement (126,2 et 77,1 millions de dollars).

L'augmentation des exportations russes est essentiellement due aux livraisons de combustible et d'équipements pour la centrale nucléaire d'Arménie, de produits énergétiques et de diamants. Les exportations de produits du tabac et du chocolat russes sont en forte hausse. Les importations d'articles en aluminium, d'alcools, de fruits et de légumes arméniens se sont accrues.

Le montant total des investissements russes en Arménie se chiffre à 180 millions de dollars. En 2003, la part russe dans les investissements étrangers en Arménie a été de 40 pour cent.

Selon le Service national des statistiques d'Arménie, au cours de la période indiquée la partie russe a investi dans ce pays près de 920 millions de dollars dont environ 685 millions dans le secteur réel de l'économie.

Plus de 400 entreprises à participation russe sont enregistrées en Arménie.

La Russie est un important créancier de l'Arménie. La dette de la république vis-à-vis de Moscou est de quelque 100 millions de dollars.

Cet endettement a pour origine les livraisons de combustible pour la centrale nucléaire d'Arménie. Cette dernière doit plus de 10 millions de dollars à la compagnie Itera pour des livraisons de gaz russe.

Au mois de mars 1999, la Russie a signé avec l'Arménie un accord d'aide humanitaire à l'occasion du dixième anniversaire du tremblement de terre dévastateur de Spitak, conformément auquel une partie de la dette de l'Arménie concernant les crédits publics a été annulée.

En novembre 2002, les parties russe et arménienne ont signé un accord intergouvernemental relatif au règlement de la dette de l'Arménie pour une somme de 93,7 millions de dollars, en vertu duquel cinq ouvrages industriels arméniens (la centrale force-chaleur de Razdan, l'usine Mars, le centre de recherche ASOu, l'Institut de machines mathématiques et l'Institut d'étude des matériaux) sont devenus propriété russe.

Le secteur énergétique reste le domaine le plus prometteur de la coopération russo-arménienne. Les principaux sites de la coopération restent la centrale nucléaire d'Arménie qui fournit environ 40 pour cent de l'électricité produite dans la république.

Les autres domaines prometteurs de la coopération économique sont les constructions de machines-outils, l'électronique, la construction d'instruments et d'appareils de mesure, les transport, les constructions mécaniques, la métallurgie non ferreuse, la production de matériaux chimiques ainsi que la coopération industrielle et les rapports financiers.

Cinquante régions russes (sur 89) entretiennent des relations commerciales avec l'Arménie.

Deux millions d'Arméniens vivent en Russie, ils ont à leur disposition des journaux édités en arménien, ainsi que des écoles dans lesquelles l'enseignement est dispensé en arménien. L'Union des Arméniens de Russie a été fondée en 2000.

L'Université russo-arménienne est un exemple positif de coopération dans le domaine de l'instruction. Cet établissement possède six facultés fréquentées par quelque 1.200 étudiants. Onze filiales d'établissements d'enseignement supérieur publics et privés fonctionnent en Arménie.

Un programme de coopération culturelle pour 2003-2005 a été signé.

Des Journées de la culture arménienne en Russie se sont tenues au mois de novembre 2001 tandis que des Journées de la Culture russe en Arménie ont eu lieu en avril 2004.

Depuis le mois de juin dernier les téléspectateurs arméniens peuvent regarder les programmes diffusés par la chaîne de télévision russe "Koultoura".

Plusieurs accords dans les domaines de la coproduction, du tourisme, de l'encouragement et de la protection des investissements, etc., sont à l'étude.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала