Revue de la presse russe du 17 août

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MOSCOU, RIA Novosti

Vrémia novostéi

Une réédition de la crise de 1998 est-elle possible ?

Aucune condition favorisant une réédition de la crise de 1998 n'existe aujourd'hui en Russie, assurent les économistes. Des situations critiques dans certains secteurs de l'économie sont cependant possibles, informe le quotidien "Vrémia novostéi". A preuve les récents événements vécus par le secteur bancaire. Les autorités doivent opérer la réforme bancaire avec beaucoup de prudence, de minutie et de façon conséquente pour ne pas provoquer de crises nouvelles.

"Nous sommes un pays très nerveux. Toute déclaration ou action inconsidérée peut déstabiliser la situation", prévient Evgueni Gavrilenkov, économiste chef de la compagnie d'investissement "Troïka Dialogue".

La situation sur le marché immobilier ne suscite pas actuellement de craintes chez les experts interrogés par le journal. Mais si les prix continuent à monter au rythme actuel, une crise serait possible. De ce fait, les observateurs fondent de grands espoirs sur le développement du crédit hypothécaire qui commencera à prendre de l'essor l'année prochaine.

Les dettes des sociétés ne peuvent pas, elles non plus, provoquer une crise économique. Tant que l'économie se développe, ces dettes n'engendrent pas de problèmes, de l'avis des experts.

Kommersant

Des tirs d'obusier en Ossétie du Sud

Hier, pour la première fois, les parties au conflit en Ossétie du Sud ont fait parler l'artillerie.

"Lorsque les obusiers se mettent à parler, la situation est sérieuse", a déclaré le directeur du Centre russe des prévisions militaires Anatoli Tsyganok. Il y a des signes évidents que les unités armées illégales agissant dans la zone des hostilités aussi bien du côté de Tskhinvali et que du côté de Tbilissi peuvent jouer le principal rôle déstabilisateur dans ce face-à-face, a-t-il ajouté.

Konstantin Zatouline, membre du Comité de la Douma pour les affaires de la CEI, rappelle qu'il n'y a pas eu d'aggravation dans la zone du conflit avant l'arrivée de Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en Géorgie. "La Géorgie a misé sur la réintégration rapide de l'Ossétie du Sud en son sein. Il serait naïf de penser qu'ils arrêteront de tirer en raison de quelques accords de trêve", estime le député russe. A son avis, les autorités géorgiennes "provoquent délibérément des tensions".

Le premier directeur adjoint du Centre des technologies politiques, Boris Makarenko, rappelle que la Russie reste l'unique partie pacificatrice obligée à faire face aux pressions exercées par les deux parties au conflit. "En attendant, nous ne réagissons pas aux provocations évidentes. Mais si le conflit approche de la limite où il commencera à faire des morts tous les jours, il faudra s'ingérer brutalement. Pour le moment, il y a lieu de rappeler que la Russie a de la force armée", a dit le politologue.

Nezavissimaïa gazeta

Iouganskneftegaz sera vendue

Les experts estiment que malgré les tentatives de Ioukos de rembourser sa dette (3,4 milliards de dollars) en cédant ses 20% des actions de Sibneft, c'est Iouganskneftegaz, sa principale entreprise de production, qui sera vendue la première, annonce le quotidien "Nezavissimaïa gazeta". Il n'est pas clair cependant, à ce jour, si elle sera vendue au prix fixé par le commissaire priseur (la banque d'investissement Dresdner Kleinwort Wasserstein). Il y a le risque que l'achat puisse par la suite être contesté en justice et ce fait est capable de dissuader les acquéreurs éventuels, surtout étrangers, et de décider une réduction du prix fixé.

Les experts estiment que l'acquéreur éventuel de Iouganskneftegaz sera l'une des sociétés pétrolières contrôlées par l'Etat. "L'acheteur le plus probable semble être le consortium Gazprom-Sourgoutneftegaz-Rosneft ou l'un des membres de cette association", a déclaré au journal Denis Borissov, expert du service analytique de la compagnie d'investissement "Solide".

Vedomosti

La croissance économique de la Russie apparaît efficace à côté du développement modéré des pays les plus avancés de la planète.

Le Service fédéral des statistiques a commencé à publier une analyse comparative des indices économiques des pays du G8. Au cours du premier trimestre 2004 et pendant la période 2000-2003, pour certains critères (croissance du PIB, de la production industrielle et d'autres) la Russie s'est développée deux fois plus vite que tous les pays du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, France), à l'exception du Canada.

Selon une source au sein du ministère du Développement économique et du Commerce, ces données comparatives seront publiées régulièrement. Certains experts émettent cependant des avis critiques à l'adresse du Service des statistiques pour le choix des critères et des pays avec lesquelles il compare la Russie. Les économistes estiment qu'il serait plus juste de comparer la Russie avec les pays du second échelon.

En ce qui concerne Helena Hessel, analyste de Standard & Poor's, à son avis, pour comparer la Russie avec les pays industrialisés il serait plus utile de prendre pour critère, par exemple, la niche occupée dans l'économie par les petites et moyennes entreprises (6% et 50% à 60% respectivement) ou le niveau de participation des banques au financement de l'économie : en Occident les crédits bancaires financent la quasi-totalité du PIB alors qu'en Russie ils y entrent pour 18% à 20% seulement.

Vrémia novostéi

Succès astronomique : les chercheurs russes ont découvert des objets d'une classe nouvelle dans l'Univers

L'explosion d'une supernova a permis aux scientifiques russes de faire une découverte qui change l'idée traditionnelle qu'on a de l'Univers. Les spécialistes de l'Institut des recherches spatiales de l'Académie des sciences de Russie ont capté une éruption de rayonnements gamma et annoncé à la communauté scientifique qu'il existe dans l'Univers toute une classe d'objets inconnus qui émettent des rayonnements gamma beaucoup plus faibles que ceux qui ont été observés jusqu'à maintenant. Cette éruption a été captée parce qu'elle s'est produite à une distance relativement proche de notre Galaxie, à 1,5 milliard d'années-lumière environ.

"Cela nous fournit une information nouvelle sur la nature des éruptions de rayonnements gamma liés aux explosions des supernovae", a déclaré l'un des auteurs de la découverte, Alexandre Loutovinov.

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