Les archéologues russes ont découvert 28 cryptes dans la ville de Veliki Novgorod, lors des fouilles d'un nécropole de boyards au pied des murs de la cathédrale de l'Annonciation-sur-Miatchine (1179), a annoncé lundi le chef des travaux, l'anthropologue moscovite Denis Pejemski.
Une partie des restes sera prochainement transférée à Moscou où Denis Pejemski va essayer, dans son laboratoire, de reconstituer l'aspect physique des anciens citadins de Veliki Novgorod. A part cela, à l'aide d'analyses au niveau des gènes, les savants chercheront à apprendre le plus de choses possibles sur ces gens d'autrefois, sur leurs maladies et même sur leur nourriture.
Selon l'anthropologue, les résultats de ces futures études pourraient être connus déjà d'ici décembre prochain.
D'après les informations provenant du Musée-réserve de Veliki Novgorod, il est prévu qu'à la fin des études en question, les restes seront rendus en ville pour être inhumés au pied des murs de la Cathédrale russe ancienne de l'Annonciation sur Miatchin, alors que les plaques des cryptes formeront une sorte de musée à ciel ouvert.
Sur certaines pierres tombales, les savants ont découvert des ornements très peu ordinaire sous forme de "vagues". On ignore toujours tout du know-how de reproduction de tels dessins sur les plaques de calcaire.
Selon l'une des versions, dans une crypte se rapportant aux périodes prémongole et mongole de l'histoire de la Russie, auraient été inhumés des représentants de célèbres familles de bayards qui y avaient vécu entre le 12-ème et le 14-ème siècles. D'après une autre hypothèse, il peut bien s'agir là des hiérarques religieux de la même époque.
L'ouverture de ce nécropole a été dictée par la nécessité absolue d'aménager un système de drainage près de la vieille cathédrale, faute de quoi ses fresques uniques en leur genre datant du 12-ème siècle risquaient tout simplement d'être délavées.
A signaler qu'avant la découverte des cryptes au pied des murs de la cathédrale de l'Annonciation-sur-Miatchine, les archéologues russes n'avaient pas trouvé un seul nécropole de boyards des 12-14 siècles et n'avaient, par conséquent, pas effectué d'études complètes de tels ouvrages.
