"Une croissance rapide des revenus de la population permettra d'assurer une baisse annuelle du niveau de la pauvreté de 2,5 à 3% et de porter la part de la population la plus démunie jusqu'à 12,5% ou à 10,5%", lit-on dans le rapport du ministère.
Selon les experts, ces tendances amélioreront considérablement la condition des Russes par rapport aux ressortissants d'autres pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants).
Dans le même temps, ce pronostic optimiste de baisse de la pauvreté en Russie ne tient pas compte des barrières structurelles de la pauvreté, qui sont liées aux bas revenus des familles nombreuses, de la plupart des retraités et des agriculteurs. La résolution de ces problèmes sera possible si l'on applique des mesures ciblées d'aide sociale à la population, indique le rapport.
La part des pauvres dans la population russe s'élève actuellement à plus de 20%, soit 31 millions de personnes.
Dans le contexte de la réduction générale de la pauvreté, la part de la population à des revenus inférieurs à 50% du revenu moyen par habitant restera de 2005 à 2007 à environ 25%, estiment les analystes.
"Ceci témoigne du fait qu'avec la croissance des revenus, la population pauvre passera dans le groupe des personnes à revenus modestes, c'est-à-dire, dans la catégorie à des revenus au niveau de 50% du revenu moyen par habitant", lit-on dans le rapport.
"La diminution de la part des personnes les plus démunies représente donc un pas nécessaire, mais insuffisant pour élargir la couche moyenne de la population et réduire la part des personnes à faibles revenus (à savoir à des revenus inférieurs à 50% du niveau moyen)", indique le texte.
Pour enregistrer ces paramètres, comparables au niveau des pays industrialisés (environ 8% en Allemagne et en France et 12% en Grande-Bretagne et au Japon), il faut beaucoup plus que trois ou quatre années ; il est nécessaire de moderniser à fond l'économie et la sphère sociale, selon les experts.
Quant aux problèmes purement financiers, selon les prévisions du ministère du Développement économique et du Commerce, le renforcement du rouble se ralentira en 2005 et constituera de 3% à 3,2%.
"La baisse des rythmes de croissance des prix intérieurs ralentira considérablement la croissance du cours réel du rouble par rapport à 2000-2004", relève le rapport.
En 2005, les rythmes de renforcement du rouble ne dépasseront pas 3%.
"En 2006-2007, l'afflux des capitaux crée des conditions pour un renforcement considérable du cours réel, qui est susceptible d'atteindre en 2007 le niveau d'avant la crise de 1997. Ceci nécessitera une intervention plus active de la Banque de Russie dans la formation du cours afin d'empêcher les rythmes de croissance du cours réel du rouble de dépasser 4-5% à partir de 2005", indique le rapport.