L'inflation, selon la même source, serait de 8% à 9% en 2005, de 7% à 7,5% en 2006 et de 5,5% à 6,5% en 2007. En 2004, les prix à la consommation augmenteraient de 10%. A noter que le président et le gouvernement ont assigné pour objectif de réduire l'inflation de 2% pas an.
Les exportations et les importations russes augmenteraient vers 2007 pour atteindre 181,9 et 130 milliards de dollars respectivement, selon les évaluations du MDEC. Le ministère pronostique les exportations, en valeur exprimées, au niveau de 160,7 milliards de dollars en 2004, de 163,2 milliards en 2005 et de 172,5 milliards de dollars en 2006.
Les importations aussi afficheraient une croissance permanente pour atteindre, en valeur exprimées, 93 milliards de dollars en 2004, 104,7 milliards en 2005 et 116 milliards en 2006.
Selon la version 3 (optimiste) des prévisions du ministère, le cours annuel moyen du pétrole serait de 28 dollars le baril dans la période 2005-2006. Le prix annuel moyen du brut Urals est pronostiqué pour l'année courante au niveau de 31,2 dollars le baril.
La version 2 (modérément conservatrice) des prévisions a été établie partant d'une baisse du brut Urals dans la période 2005-2007 jusqu'à 26 ou à 25 dollars le baril, ce qui correspond à une baisse substantielle de la demande mondiale ou à une croissance accélérée des offres de pétrole.
La version 1 (pessimiste) répond à une déstabilisation critique du marché qui n'est possible que si l'OPEP perd son contrôle de ce marché ou en cas d'une chute brutale de la demande de brut dans les pays industrialisés. Dans ce cas une dégringolade du baril serait possible en 2005 jusqu'à 22,5 dollars", lit-on dans le communiqué du ministère. Pour les années suivantes, le prix annuel moyen d'Urals est pronostiqué au niveau de 20 dollars le baril.
Le plafond de la hausse des tarifs du gaz s'établirait au niveau de 23% en 2005 et de 11% en 2005. Le gaz coûterait à l'industrie 34,9 dollars les 1000 mètres cubes en 2005 et 37,1 dollars en 2006, d'après la version 1 des prévisions (pessimiste), et 35,4 dollars en 2005 et 38,6 dollars, selon les versions 2 et 3 (modérément conservatrice et optimiste, respectivement).
Le MDEC estime que la hausse des prix de gros du gaz dans les limites indiquées plus haut aiderait à augmenter les offres du combustible bleu sur le marché intérieur, tout particulièrement par les producteurs indépendants, et encouragerait son utilisation rationnelle au même titre que d'autres combustibles, en premier lieu le charbon.
"Constatée sur le marché intérieur au cours de la période 1999-2004, la hausse du prix du gaz à un rythme supérieur à l'inflation a rendu les livraisons de gaz sur le marché intérieur rentables en 2004. Cependant le niveau des prix intérieurs ne permet pas d'assurer pleinement les besoins en investissements nécessaires au maintien et au développement de l'infrastructure orientée sur le marché intérieur", est-il dit dans le communiqué du ministère du Développement économique et du Commerce.
Le gouvernement fédéral se réunira le 23 août pour examiner les prévisions du développement socio-économique du pays pour la période 2005-2007 avec le projet de budget 2005.