Le marché pharmaceutique russe est en plein essor

S'abonner
Un Russe moyen dépense à l'achat des médicaments quelque 37 dollars par an. En Occident, ce chiffre est dix fois plus important. Quoi qu'il en soit, le marché pharmaceutique russe est actuellement des plus dynamiques en Europe.

Un Russe moyen dépense à l'achat des médicaments quelque 37 dollars par an. En Occident, ce chiffre est dix fois plus important. Quoi qu'il en soit, le marché pharmaceutique russe est actuellement des plus dynamiques en Europe.

A ce jour, son volume se monte à près de 4 milliards de dollars, alors que les experts en pronostiquent le doublement dans les 4 à 5 ans qui viennent.

"Tous les ans, le marché des médicaments augmente, en moyenne, de 10 à 15%", fait remarquer Oleg Mikhaïlov, Directeur exécutif par intérim de l'Association des producteurs pharmaceutiques de Russie.

Au début de l'année en cours, la croissance a été enregistrée dans tous les secteurs du marché russe des médicaments. Les importations y ont augmenté de 23%, la production nationale russe - de 36%, les exportations - de 55%.

Des 4 milliards de dollars évoqués qui constituent le volume général du marché des médicaments dans le pays, la part, exprimée en argent, des préparations de production russe se monte à 30%. Si l'on prend les "emballages", cette part va même jusqu'à 70%.

De vieux médicaments sont progressivement remplacés par des préparations modernes, plus efficaces et, par conséquent, plus onéreuses. "On produit de plus en plus de génériques en Russie (médicaments dont le brevet est tombé dans le domaine public), dont la qualité ne le cèdent souvent en rien à des remèdes européens, tout en coûtant moins cher, dit Oleg Mikhaïlov. Ce secteur rapporte d'ailleurs de plus en plus. Il n'en est pas cependant moins vrai qu'un marché parallèle y existe, marché dont la part varie de 7 à 12% et qui attire une partie de bénéfices. Pour lutter contre ce marché parallèle, l'Inspection pharmaceutique d'Etat a été spécialement formée".

Selon le Directeur exécutif par intérim de l'Association des producteurs pharmaceutiques de Russie, une autre cause de la croissance du marché pharmaceutique réside dans le fait que, tout en imitant l'exemple de tous les pays industrialisés, l'Etat russe augmente ses dépenses à l'approvisionnement de la population en médicaments. "Près de 2 milliards de dollars sont dépensés aux prestations sociales sous forme d'acquisition gratuite de médicaments", note l'expert.

Pour ce qui des importations, on constate à présent l'augmentation des importations de préparations innovantes onéreuses de grandes compagnies pharmaceutiques. Nos essentiels fournisseurs sont l'Europe de l'Ouest (où l'Allemagne est un leader incontestable), les Etats-Unis, le Canada et le Japon. Le total des importation des pays évoqués s'est monté en 2003 à 62,7%.

Quant aux exportations, les médicaments russes sont essentiellement exportés vers les pays-membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI), ainsi que vers les Etats baltes qui sont d'ores et déjà devenus membres de l'Union européenne (UE) et se sont mis, par conséquent, à vivre selon les standards européens. "Somme toute, l'industrie pharmaceutique russe a toutes les chances pour conquérir progressivement le marché européen", est persuadé Oleg Mikhaïlov.

Les grandes compagnies se préparent d'ailleurs à l'introduction graduelle en Russie, dès 2005, des standards généralement admis dans le monde - GMP (Good Manufacturing Practice) et investissent, par conséquent, dans la modernisation de la production, la construction de nouvelles capacités et la formation-recyclage de spécialistes hautement qualifiés.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала