Alexandre Joukov : En 2004 l'inflation ne dépassera pas le cap des 10%

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MOSCOU, 12 août - RIA Novosti. Cette année l'inflation ne dépassera pas le cap des 10%, a annoncé lors d'un point de presse ce jeudi au terme de la réunion du gouvernement le vice-premier ministre Alexandre Joukov.

Interrogé sur les prévisions selon lesquelles le taux d'inflation risque d'excéder le niveau programmé de 10%, il a dit : "Je n'ai pas entendu ces prévisions. Au contraire, le ministère du Développement économique et du Commerce estime que l'inflation sera retenue dans la limite des 10%".

Le vice-premier ministre a souligné d'autre part que "l'inflation n'est pas un phénomène linéaire et les résultats des sept premiers mois de l'année ne peuvent donc pas être extrapolés sur les cinq mois restants". "L'expérience des années précédentes prouve, au contraire, qu'en août et septembre l'inflation se ralentit en raison de la baisse saisonnière des prix des fruits, des légumes et d'autres produits. Parfois, au cours de ces deux mois l'inflation devient même négative", a fait remarquer Alexandre Joukov.

"Il n'y a pas de raison de penser que l'inflation dépassera 10% cette année", a-t-il ajouté.

Alexandre Joukov a annoncé que le projet de budget fédéral 2005 serait examiné par le gouvernement à sa réunion du 23 août et, conformément à la procédure légale, sera soumis le 26 août à la Douma, chambre basse du parlement.

"Le travail sur le budget bat son plein. Le ministère des Finances est en train de concerter les chiffres définitifs du projet", a-t-il informé.

Les programmes ciblés fédéraux et les programmes budgétaires ministériels seront rectifiés "selon les ressources budgétaires réellement débloquées" pour 2005, a-t-il souligné.

La version définitive du rapport global sur les plans et les chiffres assignés aux ministères et administrations et sur leur couverture financière sera rédigée vers le 15 décembre, lorsque la loi des Finances fédérales 2005 aura été signée.

Interrogé sur la démission éventuelle d'un ministre au cas où il ne réaliserait pas les objectifs fixés, Alexandre Joukov a dit : "Sans conteste, c'est possible".

"Dans le cadre de la réforme de la planification budgétaire les ministres se voient accorer beaucoup de liberté pour gérer les fonds budgétaires mais leur responsabilité augmente d'autant pour la réalisation des tâches qui leur sont assignées", a dit le vice-premier ministre.

Quant à savoir si un jugement sera porté sur l'activité du gouvernement, il a dit qu'un pareil monitoring serait élaboré au niveau du Service fédéral des statistiques.

"Il existe toute une série d'indices qui serviront à évaluer l'activité du gouvernement d'après les résultats des sondages de la population, par exemple le niveau d'approvisionnement de la population en médicament", a souligné Alexandre Joukov.

Cependant, répondant à un journaliste qui voulait savoir ce qui arriverait à un ministre si les sondages mettaient en évidence une pénurie de médicaments, le vice-premier ministre a assuré : "Ce sont le président et le gouvernement qui le décideront".

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