"Nous avons salué la récente suspension des travaux, la considérant comme un aveu du fait que tout n'allait pas bien dans le secteur de Borjomi, sur le territoire de la Géorgie", a-t-il dit.
Ce problème a été plus d'une fois posé par de nombreuses organisations non gouvernementales, a ajouté Johan Frijns qui a cependant refusé de commenter les motifs politiques de la construction d'une canalisation allant de l'Azerbaïdjan vers la Turquie via la Géorgie.
En février dernier BankTrack a condamné les actions des neuf banques de différents pays qui avaient signé à Bakou des documents sur l'appui financier du projet. Auparavant, ces banques avaient déclaré leur adhésion aux Principes d'Equateur proposés par BankTrack, en s'engageant à ne pas soutenir les projets douteux du point de vue de l'écologie, de la sécurité pour les gens et l'environnement.
"Cet oléoduc a plus d'une fois été sévèrement critiqué du fait qu'il cause un préjudice écologique et compromet les droits de l'homme et même déstabilise la situation dans une région qui n'est pas calme", a déclaré le représentant de BankTrack.
Le 9 août, une manifestation de protestation des habitants de Tabatskouri, un village dans les gorges de Borjomi, contre la construction de l'oléoduc BTC a dégénéré en un accrochage avec la police.
Ainsi que l'on a expliqué alors à RIA Novosti dans le commissariat régional de l'Intérieur, sept dizaines d'habitants de ce village ont lapidé les policiers venus disperser la manifestation. Le chef de la police criminelle régionale, Djemal Gueorgadze, et l'inspecteur Manoutchar Tchoïdze ont été blessé dans cet incident.
Les travaux de construction sur le tronçon de 16 km dans les gorges de Borjomi ont été suspendus à la demande du gouvernement de la Géorgie en raison des violations de la sécurité écologique. Cédant aux demandes instantes des autorités géorgiennes, British Petroleum s'est engagé à effectuer des travaux supplémentaires pour garantir la sécurité écologique de la canalisation.
Ayant reçu de British Petroleum l'accord pour installer des équipements de protection techniques, le gouvernement géorgien a autorisé le group britannique à reprendre les travaux.