Vrémia novostéi
Le quotidien "Vrémia novostéi" vient d'apprendre que depuis ces derniers temps les forces armées de l'Ossétie du Sud accroissent leur potentiel militaire. Elles ont notamment fait l'acquisition de trois hélicoptères Mi-8 avec ce que l'on appelle les "fonds présidentiels", a dit au journal le vice-ministre de la Défense de la république non reconnue, Ibrahim Gassiev, sans préciser le pays fournisseur et le prix. "Les équipages participeront régulièrement à des exercices communs. Mais ce sera hors de la zone du conflit et hors du mandat de responsabilité de la force de paix", a-t-il expliqué. L'armée de l'Ossétie du Sud compte douze milliers d'hommes, avec les réservistes mais sans compter les volontaires d'Abkhazie et du Caucase du Nord "qui ne tarderont pas à nous venir en aide", a déclaré le vice-ministre.
Izvestia
Les joueurs en bourse ne se hasardent pas à se livrer à des spéculations sur la sautillante action de Ioukos. Des "fuites d'information" d'organes d'Etat continuent à renseigner certains d'entre eux sur ses hausses et ses baisses prochaines, mais ils n'arrivent plus à en tirer en gain considérable.
Depuis deux jours déjà le jeu de l'Etat avec les actions de Ioukos rappelle le théâtre de l'absurde, souligne le journal. "Le nouveau blocage des actions de Iouganskneftegaz, principale entreprise productrice de Ioukos, décidé par les huissiers après que la justice ait reconnu cette procédure illégitime a l'air d'une farce et le comportement des autorités dans l'affaire de la société pétrolière aurait pu se servire de fable à une uvre du grand écrivain satirique russe Nicolas Gogol. C'est en ces termes que l'analyste de la banque Zenit, Serguéi Souverov, a commenté la nouvelle dégringolade de l'action de Ioukos.
Rossiiskaïa gazeta
En 2005 la Russie dépensera 56 milliards de roubles, soit 1,92% du chapitre des dépenses du budget fédéral, pour la science fondamentale, enseignementale et sectorielle, a déclaré dans une interview au quotidien "Rossiiskaïa gazeta" le vice-ministre de l'Enseignement et de la Science, Vladimir Fridlianov. Cette année cette enveloppe se monte à 1,7% du budget. Elle sera augmentée conformément au programme de développement de la recherche et de la technologie au cours de la période allant jusqu'en 2010, approuvé par le président.
Evoquant les problèmes actuels, le vice-ministre s'est attardé sur le décalage qui existe entre la science et l'enseignement, deux branches qui ont besoin d'être intégrées. Les centres scientifiques perdent leurs cadres tandis que dans l'enseignement on constate une chute du niveau de formation des étudiants et de réalisation de recherches scientifiques. La situation n'est pas meilleure quant à la formation de managers dans le domaine des technologies innovatrices.
Nezavissimaïa gazeta
Le pétrole établit un nouveau record, ce qui n'étonne d'ailleurs plus personne, souligne le journal. Les spécialistes, imperturbables, constatent que les actuels 45 dollars le baril sont le cours le plus élevé depuis ces vingt et une dernières années. Certains experts estiment que le baril de brut peut même atteindre le niveau astronomique des 100 dollars.
Néanmoins, le gouvernement russe n'exclut pas une prochaine baisse du pétrole. Il a adopté pour références budgétaires les prévisions du ministère du Développement économique et du Commerce, selon lesquelles le cours moyen de l'or noir en 2004 sera de 30,4 dollars le baril et pourra même baisser à 29 dollars dans la seconde moitié de l'année.
L'économiste chef de "Troïka Dialogue", Evgueni Gavrilenkov, a déclaré à la "Nezavissimaïa gazeta" que personne ne sait prédire le prix du pétrole et qu'il serait risqué d'établir le budget partant des prévisions plus réalistes, par exemple sur un baril à 35 dollars, parce qu'en cas de baisse du brut le budget ne serait pas exécuté.
D'après les prévisions de Lev Snykov, experts d'"Ouralsib", en 2004 le cours moyen annuel de la marque Urals serait dans la fourchette entre 32 et 34 dollars le baril.
Kommersant
Le maire de Moscou Youri Loujkov a signé l'ordonnance sur la démolition de l'hôtel Rossia, le plus grand d'Europe. Construit en 1967, il compte 3 070 chambres de 225 000 mètres carrés de surface au total. Un quartier moins haut sera édifié à sa place, informe le "Kommersant".
De l'avis du directeur adjoint du BTP de Moscou, Serguéi Ambartsoumian, "le nouveau quartier doit s'inscrire dans l'architecture de l'ensemble constitué par le Kremlin et le Kitai-Gorod. L'hôtel Rossia détonne dans ce milieu et doit disparaître le plus vite possible".
Cependant ce n'est pas le sort réservé à l'hôtel qui a provoqué des discussions orageuses, mais la Salle de concerts du même nom qui se trouve dans son enceinte. Des représentants de l'élite artistiques de Moscou se sont élevés avec énergie contre la démolition de l'édifice.