L'OTSC a testé le mécanisme d'utilisation de ses Forces collectives de déploiement rapide

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MOSCOU, 10 août - de notre commentateur Petr Gontcharov. Le secrétaire général de l'Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC) Nikolaï Bordiouja a hautement apprécié les exercices conjoints des Forces armées des pays membres de l'OTSC qui s'étaient déroulés en Kirghizie.

Il s'agit des premiers manœuvres organisés selon cette formule. Ce n'est pas le nombre des participants qui est nouveau. L'objectif des exercices n'était pas de réaliser des missions purement militaires, mais de régler des problèmes administratifs pour perfectionner le mécanisme de prise des décisions sur l'utilisation des Forces collectives de déploiement rapide pour "neutraliser la situation tendue dans un pays membre de l'OTSC". De telles décisions sont prises au terme des consultations des chefs d'État qui "doivent s'entendre sur le recours à la force ce qui met en mouvement la partie militaire de l'organisation", a expliqué M.Bordiouja.

Le scénario des exercices a été inspiré par la situation qui s'était créée dans les régions méridionales de la Kirghizie après que des membres du Mouvement islamique d'Ouzbékistan y ont fait une incursion en 1999. Les Forces collectives devaient réaliser une mission antiterroriste: évacuer les civils de la région occupée par les terroristes, bloquer la bande, libérer les éventuels otages, neutraliser et éliminer les terroristes et aider les habitants locaux.

Un autre élément important des manœuvres était d'harmoniser les actions des unités des Forces collectives de différents pays réunies sous un commandement unique. Le ministre kirghiz de la Défense a dirigé l'opération commune des unités militaires russes, tadjiques, kazakhes et kirghizes. Les armées de l'air des trois pays ont aussi agi selon un scénario et sous un commandement uniques. L'opération aérienne a été dirigée depuis l'aéronef russe A-50 qui contrôlait tous les avions participant aux exercices.

Les dirigeants de l'OTSC estiment qu'il ne s'agit plus d'une menace militaire pesant sur un seul État, mais plutôt d'une menace terroriste internationale. "Le terrorisme est devenu une sorte d'activité internationale et les mouvements terroristes, agents de l'activité internationale, de l'avis de l'OTSC".

L'évolution des Forces collectives de déploiement rapide tiendra compte de ces facteurs.

"A l'heure actuelle, les effectifs des Forces collectives de l'OTSC sont tout à fait suffisants pour réagir rapidement au changement de la situation dans la région", a estimé M.Bordiouja. Les 11 bataillons faisant partie des Forces "sont très bien formés et sont capables de réagir de façon adéquate à l'aggravation de la situation dans les plus brefs délais. "Les chefs d'État peuvent décider de faire recours à la force en une ou deux heures. Il faudra seulement quelques heures aux militaires pour transférer nos unités dans la région de crise", selon M.Bordiouja.

L'OTSC a élaboré un plan de développement des Forces collectives de déploiement rapide à l'horizon 2010. Selon le plan, les unités auront des mêmes équipements et armements et seront recrutées sous contrat. "A mon avis, il serait optimal que les Forces collectives ne soient pas composées de bataillons, mais de brigades qui seraient dirigées par un commandement unique", a indiqué le secrétaire général.

L'OTSC a en outre approuvé une conception des activités de maintien de la paix. La conception prévoit de "créer un potentiel de maintien de paix avec le consentement des pays membres ce qui permettra de former un contingent de paix selon une méthode unique". L'OTSC est prête à "utiliser ce potentiel sous l'égide des Nations Unies tant sur le territoire des pays membres de l'OTSC que dans le reste du monde".

RIA Novosti

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