Vrémia novostéi
Vladimir Poutine a signé un décret portant sur l'institution d'une liste des entreprises et des sociétés par actions d'importance stratégique. Les établissements portés sur cette liste ne peuvent pas être privatisés par décision du gouvernement.
D'ailleurs, souligne le journal "Vrémia novostéi", l'inscription d'une entreprise sur la liste stratégique ne signifie nullement qu'elle ne pourra pas être privatisée. Le président a le droit d'autoriser par décret la vente de toute société figurant sur cette liste. Dans ce cas le rôle du Kremlin dans la prise de décision sur la mise en vente de tous les établissements publics importants augmente considérablement.
Commentant l'importance de la liste des entreprises stratégiques, le chef de la Direction des expertises présidentielles, Arkadi Dvorkovitch, a souligné : "L'inscription d'une entreprise ou d'une autre sur cette liste ne veut pas dire qu'elle restera pour toujours une propriété fédérale. Loin de là. Beaucoup d'entre elles seront vendues. Seulement le problème de la vente éventuelle des entreprises d'importance stratégique pour l'Etat doit être étudié non seulement au gouvernement mais aussi au niveau de l'administration du président et du Conseil de sécurité".
Rossiiskaïa gazeta
Le quotidien "Rossiiskaïa gazeta" a contacté des experts pour leur demander de commenter le bilan de la saison politique automne 2003 - printemps 2004 qui a été clôturée, selon le journal, par les premiers actes du nouveau gouvernement et de la nouvelle Douma qui ont suivi les élections législatives et les présidentielles.
Valeri Khomiakov, directeur général du Conseil pour la stratégie nationale, a déclaré que d'une façon générale la situation dans le pays est restée stable pendant toute cette période. En ce qui concerne les partis politiques, les communistes se sont en fait retrouvés au bord d'une scission, "Iabloko" se cherche dans la rue en montant des piquets de grève et en organisant des meetings tandis que l'Union des forces de droite n'arrive toujours pas à élire son leader.
Tous les analystes s'accordent pour dire que la saison politique est passée sous le signe des élections fédérales et sans surprise. Les résultats des élections ont eu leur impact sur le multipartisme politique russe, estime Gueorgui Satarov, président de la fondation INDEM. Il ne faut pas cependant dramatiser la situation à l'occasion de la défaite de la droite, du résultat négatif obtenu par les communistes et des confrontations internes qui ont suivi sur l'aile gauche et sur l'aile droite. Ce coup foudroyant doit produire son effet bénéfique. L'usage veut qu'on tire des enseignements de ses propres erreurs.
Kommersant
Hier la Douma fédérale a adopté une déclaration sur la situation au Caucase. Au cours du débat sur le projet de document les députés ont proposé d'envoyer des troupes en Géorgie et d'appliquer des sanctions économiques, informe le "Kommersant". Cependant, le vice-ministre des Affaires étrangères Valeri Lochtchinine a déclaré que la situation serait normalisée par des "moyens politiques".
Les députés ont été tout particulièrement indignés par l'ordre donné par le président géorgien d'ouvrir le feu et de couler tous les bateaux qui apparaîtraient près de la côte de l'Abkhazie. Durant tout le débat les députés n'ont pas pu comprendre quelles étaient les mesures que la Russie était prête à prendre contre la Géorgie en cas de violation des normes du droit international, poursuit le journal.
Valeri Lochtchinine a qualifié la situation en Géorgie d'"absolument défavorable". Aux questions des députés relatives aux contre-mesures à mettre en uvre dans la nouvelle situation, il a répondu que la Russie appliquait une politique conséquente consistant à régler les conflits par des moyens pacifiques.
En réponse à la proposition de certains députés d'influer sur la Géorgie par des sanctions économiques, le vice-ministre a dit : "Toutes nos sanctions possibles seraient un appel à la guerre. On ne peut pas l'admettre. Il ne faut pas se laisser provoquer par la partie géorgienne".
Vedomosti
A partir de 2006 les hautes autorités commenceront à demander aux fonctionnaires du gouvernement le compte rendu de ce qu'ils ont fait pour améliorer la qualité de la vie, développer l'entreprenariat et renforcer l'économie du pays, informe le quotidien "Vedomosti".
Le travail de dix ministères (à l'exception de ceux qui sont directement subordonnés au président) sera évalué d'après 58 critères dont l'espérance de vie, le PIB par tête d'habitant, le pourcentage des innovations dans les exportations industrielles. Le financement des ministères et administrations sera fonction des objectifs atteints.
Aucun doute n'a été émis dans l'administration du président que Vladimir Poutine soutiendrait cette initiative avancée par une commission dirigée par le vice-premier ministre Alexandre Joukov. C'est elle qui devra décider des critères quantitatifs d'après lesquels les ministères fédéraux devront établir leur compte rendu.