"Nous sommes disposés à participer à la création d'un programme national de lutte contre la pauvreté", a-t-il déclaré.
Le président de l'UIER n'a pas dévoilé les propositions concrètes attachées à ce programme. "Pour apprendre quelque chose de concret, il faudra attendre un peu", a dit Arkadi Volski.
Dans le même temps, il a noté que l'UIER préparait une série de projets sociaux axés sur l'amélioration des conditions de vie des couches les plus démunies de la population. Selon lui, il est prévu d'élaborer des projets dans des domaines comme la médecine, l'agriculture, l'enseignement.
Le président de l'UIER a ajouté que l'union avait pris la décision d'élaborer et de publier les projets sociaux concrets de l'organisation.
Arkadi Volski n'apprécie guère le fait que l'Union des industriels et des entrepreneurs de Russie a été nommée le "syndicat des oligarques". "En novembre l'UIER tiendra son congrès qui réunira quelque 1500 délégués, et nous sommes tous froissés d'être qualifiés de syndicat des oligarques, nous sommes plus que de simples oligarques".
Le président de l'UIER estime que la situation autour de la compagnie pétrolière en disgrâce YOUKOS évolue favorablement.
Un certain "adoucissement de la situation" s'est fait sentir: la Cour d'arbitrage de Moscou a conclu le 2 août à l'illégalité du recouvrement auprès de YOUKOS d'une taxe exécutoire à hauteur de 6,748 milliards de roubles (1 dollar équivaut approximativement à 29 roubles), a fait remarquer Arkadi Volski.
Le président de l'UIER a également noté qu'il ne comprenait pas certaines démarches de l'Etat envers YOUKOS et a réaffirmé qu'il fallait empêcher la faillite de la compagnie pétrolière.
Répondant à une question des journalistes qui demandaient si ces derniers temps le thème de YOUKOS n'avait pas été relégué au second plan dans les discussions au sein de l'UIER, Arkadi Volski a répondu par la négative, disant que "ce problème fait l'objet d'une discussion permanente".
De son côté, le vice-président de l'UIER, Oleg Kisselev, estime que l'Union des industriels et des entrepreneurs de Russie doit prendre ses distances vis-à-vis de l'affaire YOUKOS.
"Nous devons rester à l'écart et mettre un veto à tous les commentaires sur l'affaire YOUKOS, nous abstenir de donner notre avis sur les actions des tribunaux", a dit Oleg Kisselev.
Selon le vice-président de l'UIER, la critique permanente de la justice de la part des organisations auréolées d'un certain prestige ne peut que saper l'autorité même de la justice.
"Nous devons prendre nos distances vis-à-vis du système judiciaire et le laisser devenir adulte. Les ingérences ne font qu'aggraver les choses. Il est inutile d'attendre de nous une déclaration quotidienne sur ce sujet".
Arkadi Volski a fait une déclaration qui n'est pas passée inaperçue - le président de l'UIER estime que la compagnie Sviazinvest n'aurait pas dû être incluse dans la liste des privatisations pour 2005 - 2006.
"Une nouvelle privatisation des biens est annoncée, et voici que Sviazinvest se retrouve dans cette liste. Est-ce que cela va durer encore longtemps?", s'est demandé Arkadi Volski.
Selon lui, dans aucun pays du monde, les entreprises d'importance stratégique ou contribuant à remplir des fonctions d'Etat, ne sont portées dans la liste des sociétés privatisables.
Sviazinvest a été incluse dans le plan de privatisation pour 2005, examiné il y a une semaine à la réunion du gouvernement. Alors le ministre du Développement économique et du Commerce de Russie, Guerman Gref, avait déclaré que le gouvernement se prononcerait dans un délai d'un mois sur le procédé de privatisation de Sviazinvest.
"Au cours du mois qui vient, nous allons tâcher de nous prononcer sur le procédé de privatisation, mais dans le même temps nous nous efforcerons de maintenir l'influence de l'Etat sur les monopoles naturels", a dit le ministre.
Selon lui, aucune décision concrète n'a été prise à propos du montant du bloc d'actions de Sviazinvest, que l'Etat va mettre en vente. On étudie les variantes de vente de 25%, de 50% ou de 75% des actions, a déclaré Guerman Gref.
Selon le ministre, le contrôle de l'Etat les télécommunications traditionnelles (Sviazinvest détient le bloc de contrôle des actions des opérateurs de télécommunications traditionnelles) l'empêche d'être compétitive sur le marché face aux opérateurs de télécommunications mobiles.