439 députés de la chambre basse ont soutenu le projet, la majorité requise étant de 226 voix.
Le document établit que, diffusée sur n'importe quel support, la publicité de la bière et d'autres boissons fabriquées à base de bière ne doit pas être accompagnée d'un texte présentant leur consommation comme une condition du succès dans la vie ou affirmant qu'elles sont absolument sans danger ou qu'elles ont des vertus thérapeutiques. D'autre part, elle ne saurait être adressée aux mineurs.
La Loi interdit la publicité de la bière dans les émissions de radio et de télévision de 7 à 22 heures, de même que les spots comportant des images d'hommes et d'animaux, même en dessins animés.
Il est également interdit de diffuser la publicité de la boisson dans les établissements pour enfants et médicaux, dans les organisations culturelles et sportives et dans les établissements de cure et de repos et à moins de 100 mètres autour d'eux.
Le vice-président de la Douma, Vladimir Pekhtine, estime que la loi adoptée ce jeudi répond aux intérêts de toute la société, "à l'exception naturellement des brasseurs qui ont ainsi été assimilés aux producteurs de boissons fortes".
C'est, à son avis, absolument juste "car l'alcoolisme occasionné par la consommation de la bière n'est pas meilleur que celui provoqué par le vin ou la vodka".
"La publicité de la bière est même plus dangereuse car elle vise principalement les jeunes, surtout les adolescents. C'est absurde mais des spots publicitaires pour la bière ont entrecoupé même des dessins animés pour les petits enfants", a dit le vice-président de la chambre basse.
Aujourd'hui, selon les toxicologues, 40% des écoliers consomment régulièrement de la bière. La consommation de cette boisson parmi les jeunes affiche une croissance stable depuis ces dernières années, a-t-il ajouté.
"L'Etat a le droit et même l'obligation de protéger la génération future contre les mauvaises habitudes", a déclaré en conclusion le parlementaire.