Guerman Gref analyse les résultats du développement économique de la Russie

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MOSCOU, 5 août - RIA Novosti. "Les résultats du développement économique réalisés depuis le début de l'année sont un bon point de départ pour l'année 2005", a déclaré ce jeudi à la réunion du gouvernement fédéral le ministre du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref.

En 2005 l'économie russe se développera à un rythme de 6% au minimum, a-t-il affirmé. Initialement, la croissance était pronostiquée au niveau de 5,9%.

Pour l'ensemble de 2004 le ministère du Développement économique et du Commerce prédit 6,7% de croissance.

Les prévisions de la croissance du PIB pour l'ensemble de l'année en cours ont également été revues à la hausse pour les porter à 6,7%, contre 6,6%. La croissance mensuelle du PIB serait, d'après le ministre, de 0,5% du fait qu'au cours du premier semestre cet indice a diminué de 0,2%.

Le prix annuel moyen du baril d'Urals serait, selon Guerman Gref, de 30,4 dollars. Au cours de la deuxième moitié de l'année, il est attendu au niveau de 29 dollars. Ce nouveau niveau annuel moyen permettra à la Russie d'exporter du brut pour 159 à 161milliards de dollars, selon le ministre.

Une politique monétaire souple permettra de retenir l'inflation annuelle dans la limite des 10%, estime Guerman Gref.

"Au cours du premier semestre l'inflation a été retenue par une politique monétaire rigide. Et pourtant, même au moyen d'une politique souple il est possible de la stopper aux abords des 10%", a-t-il dit.

Au cours des six premiers mois de cette année l'inflation de base, les oscillations saisonnières mises à part, a été de 4,3%. Elle a même diminué au cours du premier trimestre mais la baisse a pris fin vers le milieu de l'année.

Le ministre a annoncé que le "retard" sur les prévisions de l'inflation est actuellement de 1,5 point, ce qui permet d'espérer que les chiffres programmés seront respectés.

Guerman Gref estime que le problème de la compétitivité des produits et services russes s'est aggravé. "Les produits nationaux ne supportent toujours pas la concurrence avec les produits importés", a-t-il dit avant de souligner qu'il est nécessaire d'améliorer la compétitivité des entreprises russes. Le gouvernement doit accorder une attention privilégiée à ce problème, a-t-il ajouté.

La basse compétitivité des entreprises russes est consécutive dans une plus grande mesure à leur obsolescence technologique qu'au renforcement du rouble, affirme le ministre. "D'après un sondage parmi des chefs d'entreprise, pour 71% des personnes interrogées le retard technologique est le facteur négatif le plus important et seulement 8% d'entre eux ont évoqué le cours des monnaies", a-t-il déclaré.

Au cours du premier semestre 2004 le rouble s'est renforcé de 4,6% seulement face au dollar, contre plus de 11% pendant la période analogue de 2003, a-t-il informé l'assistance.

Au cours du deuxième trimestre, le rouble a affiché un recul face au billet vert. Cependant, du fait que l'euro s'est renforcé face au dollar, le cours réel efficace du rouble s'est un peu consolidé, a ajouté le ministre.

Guerman Gref a relevé aussi une croissance de la demande d'investissements et de consommation qu'il considère comme un facteur positif, favorisant la croissance économique.

"L'économie russe a réussi à transformer l'impulsion positive imprimée par la conjoncture extérieure favorable en une montée de la demande en consommation", a déclaré Guerman Gref.

Au cours des six premiers mois de l'année, la demande en consommation s'est accrue de 10,3%, contre les 8,6% constatés pendant la première moitié de l'année précédente. Il en a résulté une augmentation de sa part dans le produit intérieur brut.

En dépit de la hausse du prix du pétrole et des métaux et de l'augmentation des volumes physiques des exportations, la part des exportations nettes dans le PIB a diminué jusqu'à 11,4%, a dit le ministre.

Cependant, les exportations augmentent plus rapidement que le PIB. Au cours du premier semestre 2004, elles se sont accrues de 23,7%, principalement grâce à la hausse du pétrole. Le baril d'Urals a monté de plus de 14% par rapport au premier semestre 2003. L'aluminium a augmenté de 20% environ, le cuivre de 66,5% et le nickel de 61,5%.

Au cours du deuxième trimestre c'est la demande d'investissement des entreprises qui a connu la croissance la plus importante (0,6% par mois) qui a même surpassé celle de la demande en consommation, a informé le ministre. Mais le rythme de croissance du commerce de détail a été également élevé : 1% par mois en moyenne. Il en a résulté que les importations l'ont emporté sur les exportations. D'après les chiffres fournis par le ministre du Développement économique et du Commerce, au cours de la première moitié de l'année, les importations ont progressé de 24,5% tandis que l'apport des producteurs nationaux dans la croissance du PIB a un peu diminué.

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