"La part de la population disposant des revenus en dessous du niveau minimum vital dans les effectifs globaux de la population baissait régulièrement ces dernières années et au deuxième trimestre de 2004 a constitué, d'après des estimations, près de 29,8 millions de personnes (20,8% de la population), contre 33,7 millions de personnes (23,5%) dans la période analogue de l'année dernière", lit-on dans le communiqué publié sur le site du MDEC mardi.
De l'avis des experts ministériels, la considérable croissance économique, d'abord dans les branches de matières premières, puis dans les secteurs de transformation, qui se poursuit depuis plusieurs années, a exercé un impact sur la baisse du niveau de pauvreté dans le pays. Cette croissance, par conséquent, a encouragé la hausse des revenus moyens de la population.
Dans le même temps, constate le ministère du Développement économique et du Commerce, le décalage entre les pauvres et les riches s'est approfondi. La différenciation des revenus entre les 10% des plus riches et des plus pauvres a été de 15,2 fois au deuxième trimestre 2004 contre 15 fois au deuxième trimestre de 2003, souligne l'aperçu.
En 2004, le niveau minimum vital a crû par rapport à 2003 de 13,4%, en raison de la hausse des prix des biens de consommation, surtout des denrées alimentaires et des services pris en compte dans le calcul du "panier de la ménagère" des économiquement faibles.