Les chefs des compagnies énergétiques de Russie, de Biélorussie, d'Estonie et de Lituanie demandent de prolonger l'activité de la centrale d'Ignalina

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VILNIUS, 3 août - RIA Novosti. Les chefs des compagnies énergétiques de Russie, de Biélorussie, d'Estonie et de Lituanie (à savoir de RAO EES Rossii, de Belenergo, d'Eesti Energia et de Latvenergo) demandent de prolonger le délai de fonctionnement du premier bloc de la centrale nucléaire d'Ignalina.

Une lettre conjointe des dirigeants énergétiques a été adressée au premier ministre lituanien, Algirdas Brazauskas. Ils demandent de continuer la production d'énergie à la centrale jusqu'à ce que soit mise en exploitation la nouvelle centrale électrique de Kaliningrad (d'une puissance de 450 mégawatt), annonce le quotidien lituanien "Lietuvos rytas".

Le journal indique que la construction de la nouvelle centrale à Kaliningrad n'est pas encore achevée, sa mise en exploitation étant fixée à novembre 2005. L'arrêt du premier bloc de la centrale d'Ignalina est prévu pour la fin de l'année en cours (la Lituanie a pris cet engagement devant l'Union européenne avant d'y adhérer).

RAO EES Rossii, Belenergo, Eesti Energia et Latvenergo ont signé avec les énergéticiens lituaniens un accord sur le fonctionnement parallèle de leurs systèmes d'énergie, et l'arrêt de la centrale peut avoir un impact négatif sur la stabilité de leur travail.

RAO EES Rossii ("Systèmes énergétiques interconnectés de Russie") a confirmé à l'agence RIA Novosti que le holding s'était adressé au gouvernement lituanien.

Selon la directrice du service de presse de la compagnie russe, Tatiana Miliaïeva, le prolongement du fonctionnement de la centrale d'Ignalina est nécessaire pour assurer le travail du noeud énergétique de la mer Baltique et le fonctionnement parallèle des systèmes énergétiques de Russie et des pays baltes.

Le quotidien "Lietuvos rytas" affirme, se référant à des sources dignes de confiance, que certains départements de Lituanie étaient chargés de manière officieuse de recueillir des arguments susceptibles de convaincre Bruxelles de la nécessité de prolonger l'activité du premier réacteur de la centrale d'Ignalina. Selon le journal, il est nécessaire d'ajourner l'arrêt de la centrale au moins pour six mois, pendant que le réacteur de la centrale est encore alimenté en combustible.

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