Les structures de l'EEU devraient se pencher sur des projets conjoints bien concrets

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MOSCOU, 2 août - RIA-Novosti. Les structures de l'Espace économique unique (EEU) tireront profit à se pencher sur des projets conjoints bien concrets. C'est ce qu'a déclaré au cours d'une conférence de presse au siège de l'agence RIA-Novosti le coprésident de la commission interparlementaire russo-ukrainienne Alexandre Lebedev, vice-président du Comité de la Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) pour les affaires de la CEI et les relations avec les Russes de l'étranger.

Dans ce contexte, le responsable a cité plusieurs projets russo-ukrainiens ayant fait l'objet de discussions lors de la rencontre des hommes d'affaires des deux pays à Yalta fin juillet.

Il était question de créer un consortium aéronautique unique, de réunir partiellement les transporteurs nationaux, de mettre en oeuvre en Ukraine des programmes de crédits hypothécaires, de construire des logements de qualité à des prix abordables.

S'agissant des projets en aéronautique, Alexandre Lebedev a rappelé la réalisation de projets analogues en Europe, à savoir la création du groupe Airbus, l'union des transporteurs aériens de France et des Pays-Bas. Il a exprimé sa conviction que les constructions aéronautiques en Russie et en Ukraine ne sauraient survivre et attirer des capitaux sans s'unir. Le député a douté de la capacité de l'industrie aéronautique ukrainienne de se développer sans les investissements russes.

Il a également exprimé ses doutes quant à la possibilité d'attirer des investissements étrangers dans les domaines aéronautique et du logement en Russie et en Ukraine. Dans le même temps, la Vneshtorgbank et la Sberbank (banques russes) pourraient selon lui s'intéresser à des projets liés à l'hypothèque et la construction de logements en Ukraine.

Alexandre Lebedev est de l'avis que l'Ukraine et la Russie ont dépassé l'époque des manipulations politiques de l'opinion publique.

"L'électeur ukrainien fera lui-même son choix", a-t-il souligné.

Le parlementaire juge qu'il est erroné de négliger, dans les relations bilatérales, les problèmes quotidiens en se consacrant aux élections, car ces problèmes, politiques et économiques, ne disparaîtront pas après les présidentielles, et ils doivent être résolus quels que soient les résultats des élections.

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