Une tentative de relancer les négociations de Doha pour libéraliser l'OMC promet d'être le principal élément de la rencontre, a affirmé à RIA Novosti Youri Afanassiev.
Il a rappelé que le processus de libéralisation de l'organisation avait démarré en 2001 à Doha mais s'était retrouvé dans une impasse à la conférence des ministres du Commerce des pays membres tenue à Cancun (Mexique) l'automne dernier.
Dix mois plus tard le Conseil général de l'OMC s'est fait présenter un rapport sur les perspectives du développement du "processus de Doha". Le document fera l'objet d'une discussion très animée et pourra être adopté dans ses grandes lignes, sérieusement modifié ou rejeté en bloc, estime Youri Afanassiev.
Le rapport qui est le dernier point de l'ordre du jour de la réunion sera, à son avis, débattu mercredi.
Parmi d'autres questions portées à l'ordre du jour de la rencontre le représentant russe a évoqué les demandes d'adhésion faites par l'Iran et la Libye. Le Conseil général doit donc donner son accord de principe pour ouvrir des négociations sur ce problème ou refuser l'adhésion.
S'agissant de l'Iran, ce n'est pas sa première demande d'adhésion. Depuis ces deux dernières années le conseil refuse de faire démarrer la procédure de son admission à l'OMC. "Les décisions d'adhésion s'adoptent par consensus mais les Etats-Unis mettent leur veto pour la cinquième ou la sixième fois déjà, estimant que l'Iran n'est pas encore prêt à être admis à l'organisation", a expliqué le représentant russe. La demande de la Libye est inscrite pour la première fois à l'ordre du jour d'une réunion du Conseil général, a-t-il ajouté.
A la veille de la réunion du Conseil général de l'OMC des mesures de sécurité sans précédent ont été prises à Genève, a affirmé Youri Afanassiev. "Les altermondialistes préparent des manifestations. Des mesures de précautions extraordinaires sont mises en uvre. Des sauf-conduits spéciaux sont prévus, pour la première fois", a-t-il déclaré.
Seulement deux représentants russes seront admis à la réunion, a dit le diplomate. Cependant, sans être membre de l'OCM, la Russie prend part aux réunions de son Conseil général et se prononce sur certaines questions mais ne participe pas activement à l'adoption des décisions.