Les sanctions économiques américaines contre le centre de recherche-production russe "Altaï" relèvent de l'arbitraire

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MOSCOU, 23 juillet - RIA Novosti. Ce n'est pas pour la première fois que Moscou se heurte à l'introduction tout à fait arbitraire par les Etats-Unis de toute sorte de sanction contre des entreprises russes que Washington soupçonne notamment d'avoir violé les régimes de la non-prolifération. C'est ce qu'on lit notamment dans un communiqué du Département de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, document publié à l'occasion de l'introduction, la veille, des sanctions américaines contre le centre de recherche-production russe "Altaï" (ville de Biisk).

Il est significatif, indique dans son document la diplomatie russe, qu'il s'agit là d'une coopération parfaitement légitime des entreprises russes avec leurs partenaires étrangers, coopération ne tombe d'ailleurs sous le coup d'aucunes restrictions russes ni internationales. Quoi qu'il en soit, dans chacun des cas, ce sont des actes qui tombent exclusivement sous le coup de la législation intérieure des Etats-Unis eux-mêmes servent de base pour décréter des sanctions.

"Or, dans n'importe quel cas, concernant l'introduction de ces sanctions précises et d'autres du même genre, on voudrait souligner que si la partie américaine juge bon pour elle-même de limiter ses propres contacts avec des entreprises pilotes du complexe militaro-industriel russe, c'est le chois des Etats-Unis eux-mêmes", indique dans son communiqué le Département de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

Ainsi, début avril dernier, l'administration du Président des Etats-Unis, George W. Bush, a décidé de frapper de sanction deux compagnies russes que Washington avait accusé d'avoir violé le régime de non-prolifération en Iran. Toujours est-il que les noms des compagnies russes en question n'ont pas été citées.

Lesdites sanctions seront en vigueur tout au cours des deux années qui viennent et ne vont expirer que le 31 mars 2006.

Selon le porte-parole adjoint du département d'Etat américain, Adam Early, l'administration Bush a pris la décision de frapper de sanction 13 sociétés de six Etats, et plus précisément de la Fédération de Russie, de la République populaire de Chine (RPC), de la Biélorussie, de la Macédoine, de la République démocratique et populaire de Corée (RDPC), des Emirats Arabes Unis et de Taiwan.

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