"Cette question est encore à l'étude au ministère du Développement économique et du Commerce. Les décisions préparées actuellement seront annoncées dans l'immédiat", a-t-il indiqué aux journalistes.
Précédemment, Gazprom faisait savoir ses projets de se produire en qualité de compagnie habilitée par le gouvernement en vertu de l'accord sur le partage du partage Sakhaline-2.
Cet accord ne définit comment l'Etat entend obtenir sa part, en espèces ou en production marchande. La possibilité d'obtenir la part qui revient à l'Etat en gaz liquéfié - celui-ci pourrait être exporté par Gazprom - est actuellement étudiée.
L'Accord sur le partage du produit Sakhaline-2, qui a été signé le 22 juin 1994, prévoit la mise en valeur de deux gisements en mer, de Piltoun-Astokh (pétrole) et de Lounskoïé (gaz). L'accord est entré en vigueur le 16 juin 1996.
La Fédération de Russie est représentée dans l'Accord par le gouvernement fédéral et l'administration de la région de Sakhaline.
Le coût du projet est estimé à 10 milliards de dollars.
Le projet de Sakhaline-2 a pour investisseur le consortium de compagnies étrangères dont la participation se repartit comme suit : Shell Sakhalin Holding (filiale de l'anglo-hollandais Shell) - 55%, Mitsui Sakhalin Development (filiale du groupe industriel et financier japonais Mitsui) - 25%, Daimond Gas Sakhalin.
Antérieurement, Shell avait annoncé qu'elle menait les négociations avec Gazprom au sujet d'une participation du géant gazier russe au projet Sakhaline-2. "Nous étudions la possibilité de l'entrée de Gazprom au projet de Sakhaline-2 mais il est encore prématuré de dire à quel stade sera aura lieu", avait indiqué le vice-président de Shell, Han van Lamoen.
Le vice-président du Conseil des directeurs de Gazprom, Youri Komarov, s'est pour sa part prononcé en faveur d'une participation du holding russe à ce projet. "Nous comptons entrer au nombre de participants à Sakhaline-2", a-t-il dit.